Élevage

Bonus aux adhérents chez GDS Bretagne

A la sortie d’une assemblée générale en petit comité, mardi 1er septembre, les responsables de GDS Bretagne sont revenus sur les enjeux du moment, avant d’annoncer des nouveautés concernant le retour sur cotisation.

Inquiets à l’apparition de foyers d’IBR en Ille-et-Vilaine en 2019, les membres du bureau de GDS Bretagne se sont dits rassurés. « 12 élevages sont toujours en assainissement, c’est-à-dire sous surveillance continue », détaille Hervé Radenac, secrétaire général de l’association. « Mais nous avons pu circonscrire l’incendie pour conserver le statut de Zone épidémiologiquement favorable (Zef) ». Avec actuellement 98,4 % des élevages bretons bénéficiant de l’appellation « Troupeau indemne d’IBR ». La perte de statut Zef (15  départements en France) serait synonyme de prise de sang à chaque mouvement d’animal, soit un coût estimé à 4,7 millions d’euros par an pour la région.

30 % de veaux IPI en moins

L’opération BVD free 2021 se poursuit vers une éradication en Bretagne d’une maladie dont l’impact est estimé en moyenne à 31 € / 1 000 L. « Plus de 88 % des cheptels laitiers et 89 % des cheptels allaitants sont considérés indemnes. Surtout, en 2019, nous avons constaté près de 30 % de veaux IPI en moins. Preuve que les efforts paient. » En parallèle, suite à l’arrêté de février 2020, l’IBR est désormais une maladie réglementée : « Pour nous, c’est un outil supplémentaire pour intervenir plus facilement auprès de ceux qui ne voulaient pas mettre en place de gestion face à une maladie très contagieuse et pénalisante. »

Vers un meilleur retour sur cotisation

Le président, Thierry Le Druillennec, a annoncé de nouvelles mesures « offrant davantage de prises en charge, de confort et de sécurité aux adhérents » pour une même cotisation. Le remboursement partiel des analyses passe à 80 % (70 % précédemment). Les analyses (BVD, paratuberculose, néosporose) avant vente d’un animal sont désormais prises en charge à 100 % pour les bovins bretons (ou à 50 % à l’achat). Etude et prise en charge de toute suspicion de néosporose dès le premier résultat positif sont mises en place comme pour la paratuberculose et la BVD. Dès l’entrée en plan d’assainissement BVD d’un cheptel allaitant, l’éleveur pourra changer de cotisation pour une meilleure indemnisation et les boucles de prélèvement de cartilage auriculaire TST seront prises en charge à 100 %. En complément des 6 maladies déjà recherchées, en cas d’avortements répétés liés à l’Ehrlichiose, dépistage systématique et prise en charge seront couverts. Enfin, suite à un audit Biosécurité, l’achat d’un lave-bottes sera remboursé à 80 %…

Des comptes redressés
Après deux années de « structuration intensive et de gestion rigoureuse », GDS Bretagne a bouclé son exercice sur un résultat de + 698 000 € (contre -1,2 million en 2018 et -940 000 € en 2019), a annoncé André Riou, son trésorier. «  Alors que les subventions des quatre départements sont passées de 1,3 million d’euros à 0 en 3 ans, nous avons finalement gagné en indépendance et su rebondir. Cette bonne santé financière va nous permettre de continuer à construire et défendre l’excellence sanitaire bretonne au service des éleveurs. »
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