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L’eau, la vie

Un animal, c’est de l’eau sur pattes. Son corps est constitué de 65 à 80 % d’eau. Un animal d’élevage ne survit que quelques jours en l’absence d’eau.

Commençons par ce chiffre incroyable : les reins d’une vache laitière filtrent 2 000 litres de sang par jour. Essentiellement de l’eau donc qui est réemployée par son organisme. Ce recyclage endogène est de fait la principale source hydrique pour l’animal. Ce qui permet à une vache de ne boire « que » 3,3 litres par kg de matière sèche ingérée ; quantité qui croît de 30 % quand la température ambiante augmente de 10 °C à 21 °C. Car l’eau, via la transpiration, est un excellent climatiseur. Chez une vache, l’évaporation cutanée et respiratoire est souvent plus volumineuse que l’eau urinaire.

Eau de qualité humaine

L’eau est au cœur de la vie. Toute déshydratation d’au moins 10 % du poids vif d’un animal peut entraîner sa mort. L’eau est un facteur déterminant dans le déroulement de la digestion et de la métabolisation des aliments ; elle assure le transport des nutriments dans l’organisme et elle permet l’excrétion des produits terminaux du métabolisme (urine, fèces, sueur) et la sécrétion de lait.

Pour autant qu’elle est essentielle, l’eau d’abreuvement des animaux n’est pas considérée comme un aliment ; les exigences réglementaires ne lui sont donc pas applicables. Dans les faits, le « paquet hygiène » applicable aux élevages s’appuie sur les exigences de l’EDCH (Eau destinée à la consommation humaine). À noter qu’en volaille, une charte officielle impose une conformité bactériologique avec traitement biocide en cas de résultat défavorable. Tout comme le règlement sanitaire départemental précise que les bâtiments doivent être « approvisionnés en quantité suffisante d’eau de bonne qualité pour l’abreuvement »

Les jeunes animaux plus sensibles

Les sujets jeunes et de petite taille sont plus sensibles à un déficit d’apport hydrique. En effet, ces derniers disposent de très peu de réserves d’eau corporelle, ce qui les rend particulièrement vulnérables quand l’apport en eau est insuffisant. Chez les vaches laitières, les pertes d’eau dues à la production laitière dépendent du niveau de performance des animaux et sont de 0,9 litre d’eau par kg de lait. En porc, l’Ifip retient une consommation journalière de 3,5 litres par porc en post-sevrage, 7 litres en engraissement, 17 litres en gestation et 25 litres en lactation. Chez les volailles, la consommation d’eau est estimée à 1,8 fois la quantité de nourriture ingérée.

Éviter les mares
Les eaux stagnantes (mare, étang) ne sont pas adaptées à l’abreuvement des animaux. La qualité bactériologique varie énormément au fil des saisons. De plus, les troupeaux peuvent par leurs déjections être à l’origine d’une contamination. Cela expose les bovins aux risques de salmonellose, de leptospirose, de viroses digestives ou de parasitisme, etc. Aucune solution de traitement n’est envisageable car la matière organique est trop importante et neutralise les traitements.
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