Les vers de terre dans un documentaire

 - Illustration Les vers de terre dans un documentaire
L’agriculture de conservation se caractérise par des sols bien structurés. Ce mode de production repose sur une absence de travail du sol, la présence de couverts végétaux et des rotations longues.

La projection du film « Bienvenue les vers de terre », à Carhaix, a été l’occasion de présenter les techniques de l’agriculture de conservation des sols. [caption id=”attachment_43645″ align=”alignright” width=”189″] Sarah Singla, productrice de l’Aveyron et présidente de l’association Clé de sol.[/caption] Le film documentaire, réalisé par François Stuck, a nécessité 2 ans ½ de tournage : « Bienvenue les vers de terre » fait parler des agriculteurs adeptes d’agriculture de conservation des sols. Sous la forme d’une soirée-débat, ce documentaire a été projeté à Carhaix (29), en présence du réalisateur, d’agriculteurs bretons utilisant cette technique ainsi que de Sarah Singla, productrice de l’Aveyron et présidente de l’association Clé de sol. François Stuck a dédié son travail « à la passion des agriculteurs rencontrés. Nous aurions pu rentrer directement dans la technique », fait observer le réalisateur, mais l’objectif de ce documentaire est de faire connaître l’agriculture de conservation des sols au grand public. Pomme de terre et conservation des sols Chez Roland Hallegouet, agriculteur de Guipavas et président de l’association Sols d’Armorique, le semis direct et la préservation de son sol sont une réalité depuis de nombreuses années. Dans ses rotations, la pomme de terre tient une place importante. « On ne sait pas produire de pomme de terre sans bouleverser considérablement le sol », explique-t-il. Pour autant, ce producteur s’efforce de limiter le travail du sol et de semer de nombreux couverts végétaux. Ainsi, seule une courte période d’1 mois ½ de sol nu est concédée les années de pomme de terre, avec un billonnage et un tamisage de la terre. « Nos systèmes sont plus résilients. J’apporte moins d’azote, l’impasse est faite sur la potasse et le phosphore, tout en gardant des rendements de 35 à 40 t/ha ». Petit plus pour le producteur, ses clients restaurateurs…

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