Les Bretons vivent aussi le changement climatique

 - Illustration Les Bretons vivent aussi le changement climatique
Bien que la Bretagne soit moins affectée que beaucoup d’autres régions, les éleveurs cherchent à anticiper le changement climatique.

L’année 2019 aura connu le troisième été le plus chaud jamais enregistré depuis un siècle, après 1976 et 2003, rapporte Météo France qui a travaillé avec la Chambre régionale d’agriculture de Bretagne pour mettre en place un observatoire du changement climatique. « Notre objectif est de déterminer les bons indicateurs », explique Laurence Ligneau, de la cellule GES/carbone/adaptation aux changements climatiques de la Chambre d’agriculture de Bretagne. Ainsi, pour un maïs semé au 1er mai, la date correspondant à la somme de température pour arriver à la récolte en fourrage (1 425 degrés jours base 6) est atteinte quarante jours plus tôt aujourd’hui que dans les années soixante. Quant aux prairies, la pousse du ray-grass anglais est ralentie au-dessus de seulement 23 °C. Or, cette température est atteinte treize jours de plus que dans les années soixante au cours de l’été.

Alors, que faire ? Le salut passera-t-il par une stratégie plus poussée de stockage des fourrages ? Sans aucun doute, « mais encore faut-il avoir la trésorerie », a insisté Thierry Roquefeuil, président de la FNPL. « Nous travaillons aussi sur des croisements d’espèces de bovins pour une meilleure résistance au stress hydrique », explique Laurence Ligneau. Les autres pistes sont la réinstallation de haies et d’arbres pour créer des zones ombragées, le choix de variétés plus tolérantes à la chaleur, mais aussi le stockage de l’eau. Il faudra aussi moderniser les bâtiments, car ils ont surtout été pensés pour protéger du froid.


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