Élevage

“Répondre aux attentes nouvelles”

Jeunes bœufs, autonomie alimentaire… Sur son élevage naisseur – engraisseur basé à Guilliers (56), Thierry Duval met en place plusieurs réponses aux attentes des consommateurs et citoyens.

Répondre aux demandes des acheteurs et des consommateurs sur les différents circuits de commercialisation de ses animaux est un objectif pour Thierry Duval, éleveur en race limousine. Les femelles correspondant au cahier des charges Label rouge sont valorisées dans cette filière ; les autres femelles et les mâles sont vendus dans les filières classiques. Aujourd’hui, le producteur teste le croisement angus (en IA) sur quelques génisses. « Je souhaite produire de jeunes bœufs qui seront comparés avec des limousins purs », explique l’éleveur. « Le consommateur recherche une viande tendre et des portions plus petites, fournies par des animaux jeunes. »
L’élevage a ouvert ses portes le 23 mai dans le cadre des Rencontres Made in viande. « Nous comptons 300 animaux en moyenne et une centaine de vêlages par an sur deux périodes. » L’exploitation est assise sur une SAU de 170 ha générant une grande part d’autoconsommation. « Il faut maximiser ce que l’on peut produire sur les fermes. Cela fait partie des engagements d’avenir de la filière », souligne l’éleveur qui est aussi président d’Interbev Bretagne.

Pour augmenter encore son autonomie, Thierry Duval reconfigure actuellement la Faf (Fabrique d’aliment à la ferme) qui était sur l’exploitation. « Cela va permettre l’incorporation de différentes sources de matières premières pour la finition. Elles seront stockées dans les deux cellules principales ou à plat. Je compte produire de la luzerne et l’intégrer dans la Faf. » Aujourd’hui, les animaux mangent, en finition en bâtiment, de l’ensilage d’herbe et de maïs, des céréales (orge, blé ou maïs concassé), de la luzerne, du lin et des fibres (paille ou foin).
Côté génétique, Thierry Duval recherche d’abord des animaux avec des qualités maternelles, du lait et de la docilité. « La capacité de la vache à accepter son veau est très importante… » Trois taureaux de monte naturelle sont généralement présents sur l’élevage, avec à côté environ 30 % d’IA. L’élevage fait travailler 3 personnes plus les différents partenaires autour. « Je commercialise mes animaux via un commerçant en bétail qui les place dans les différents créneaux de vente, en France comme à l’export », précise l’éleveur.

Tendreté avec les jeunes bœufs croisés
À la demande de l’interprofession Interbev Bretagne, des essais d’engraissement sont menés depuis trois ans à la station expérimentale de Mauron (56) sur des veaux croisés Prim’Holstein avec les races limousine, angus et hereford. « L’objectif est de 300 kg de carcasse à 15 mois », précise Daniel Le Pichon, responsable de la station. Résultat ? « Les jeunes bœufs obtenus affichent des carcasses homogènes, bien finies et une viande persillée, marbrée, tendre à la découpe. » Des tests consommateurs attribuent une note moyenne de tendreté de 8,3/10 à ces viandes. « Aujourd’hui, nous testons un passage des animaux au pâturage. Il ne semble pas y avoir d’impact sur les carcasses. »
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