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La qualité des mamelles en exergue à l’EARL de Bretier

Entre morphologie et index de production, Chantal et Jacques Guézel n’ont pas vraiment choisi. Leurs vaches trônent sur les concours et intéressent aussi les centres de sélection.

Les 50 laitières de l’EARL de Bretier, à Séglien, affichent une note globale moyenne de 86,7, ce qui les place dans le haut du panier des élevages Prim’Holstein français. Onze d’entr’elles sont pointées excellentes en mamelle et 33 sont classées très bonnes, pour une note moyenne de 87,6 sur ce critère. Avec 133 d’Isu, moyen, le troupeau se situe dans les meilleurs du département. Idem en production laitière brute (10 403 kg/vache).
Ces quelques chiffres témoignent d’une sélection orientée à la fois sur la morphologie et sur les index de production laitière. En une vingtaine d’années de carrière, onze taureaux nés sur l’élevage ont été agréés en centre d’insémination, dont quelques-uns issus de la lignée Ogescot Ex 90, comme Gestar. Une souche qui continue de marquer le troupeau : 60 % des animaux en sont issus. « À une période, 80 % des vaches étaient des descendantes d’Ogescot. Nous avons diversifié les origines en achetant des génisses et des embryons », indique Guillaume, le fils, intarissable sur les pedigrees.

Guillaume, Chantal et Jacques Guézel recevaient les adhérents de Prim'Holstein 56, la semaine dernière, après l'assemblée générale du syndicat.
Guillaume, Chantal et Jacques Guézel recevaient les adhérents de Prim’Holstein 56, la semaine dernière, après l’assemblée générale du syndicat.

Simplicité de la conduite

Les éleveurs réalisent une dizaine de collectes d’embryons chaque année. De moins en moins pour les schémas de sélection car la priorité est désormais donnée à la morphologie, un peu moins aux index de production. Avec l’espoir de vendre des embryons, y compris à l’étranger. « L’objectif est d’avoir des vaches faciles avec qui travailler », indique Jacques Guézel. L’ancien maraîcher d’Erdeven, installé en 1993 sur la ferme des parents de son épouse Chantal, ne se voyait pas sélectionneur. Presqu’un hasard, à l’entendre. Du reste, sur la ferme du Bretier, la simplicité s’impose : aire paillée, à laquelle les éleveurs tiennent, salle de traite deux fois cinq, distribution du maïs au godet désileur et des concentrés au Dac. En hiver, la ration est composée de maïs, de bouchons de luzerne et de concentrés ; elles sortent tous les jours au champ. Elles produisent, en moyenne, 10 403 kg à 31,9 de TP et 39,6 de TB. Les génisses sont nourries en ration sèche (mash et foin). L’objectif d’âge au vêlage à 26 mois est, depuis peu, avancé à 2 ans. Les 64 hectares sont répartis entre 19 de maïs, 29 d’herbe et 16 de cultures de vente.

La génétique du troupeau adultes en chiffres
Isu : 133 ;  Inel : 12 ;  iMO : + 1,39 ;  iStma : + 0,46 ;  iRepro : + 0,50 ;  Note globale : 86,7 ;  Format : 86,5 ;  Solidité laitière : 86,1 ;  Membres : 84,9 ;  Mamelle : 87,6.

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