Élevage

Elle défend ses cochons sur Youtube

Sophie Simon, éleveuse à Langoat (22), réalise, avec l’Union des groupements, des vidéos sur le métier d’éleveur de porcs. Elle incite ses collègues à communiquer sur la toile.

« Changeons de regard » ; c’est le nom des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux pour défendre l’élevage de porcs. « J’en ai tourné 4 », indique la jeune éleveuse. « J’explique l’utilité des antibiotiques en élevage pour soigner les animaux ; je parle du bien-être animal ou encore de l’élevage sur paille, avec ses avantages mais aussi ses inconvénients en termes de main-d’œuvre ». D’autres vidéos abordent les thèmes de la qualité de la viande, de l’alimentation et de l’élevage de type familial. « Je veux montrer ce que je fais, mon travail au quotidien. Plus nous serons nombreux à parler en bien de l’élevage sur les réseaux, plus nous aurons un impact positif sur le grand public mais aussi sur les jeunes qui pourraient être intéressés par le salariat en élevage ou la reprise des exploitations. Il ne s’agit, en aucun cas, de répondre aux attaques incessantes des associations anti-élevage, ce serait contre-productif. »

Peu de détracteurs

Les réseaux sociaux permettent de toucher un large public. « Nous avons beaucoup de vues sur Internet. Les retours sont positifs. Sur mon Facebook, mes amis qui ne sont pas du milieu agricole, m’interrogent sur l’alimentation, sur la taille de l’élevage… ». La jeune éleveuse se félicite de ne pas avoir de détracteurs dans le voisinage. « Je ne sais pas comment je l’aurais pris… ». Les vidéos ont été tournées sur l’élevage par un cameraman professionnel. « Je n’ai pas suivi de formation pour cela ; c’est du spontané. Nous n’avons rien à cacher ! ».

Elle a simplement participé, au préalable, à des opérations de communication comme la Happig Hour, à Quimper. « Il s’agissait de proposer un petit jeu (quizz) aux clients d’un magasin, sur l’élevage. J’ai constaté qu’on était bien perçus ; j’ai vraiment apprécié le contact avec le grand public ». Suffisamment pour s’intéresser à se qui se fait dans ce domaine et, à l’avenir, s’impliquer plus encore dans les opérations de communication de son groupement Evel’Up ou de l’UGPVB. 

Tout de rose vêtue
Sophie Simon est salariée sur la ferme de son mari Anthony Damany, qui a des responsabilités au sein des JA. Le temps d’élever ses deux enfants, avant de s’installer sur le Gaec (2 associés et 4 équivalents temps plein). L’élevage compte 450 truies, avec une fabrique d’aliments à la ferme. L’ancienne coiffeuse, fille d’éleveurs laitiers finistériens, s’est formée en BPREA puis a travaillé à Finistère Remplacement (polyvalence lait-porc). Elle travaille à mi-temps sur la partie engraissement. Fière de son métier et de sa tenue de travail toute rose, de la casquette aux bottes en passant par la combinaison, elle encourage les éleveurs à parler de leur métier sur les réseaux sociaux, en toute simplicité mais avec passion.

À retrouver sur Internet et les réseaux sociaux sur :
– La chaîne Youtube dédiée « L’élevage de porcs, parlons-en »,
– Facebook : Le Porc Français et Changeons de Regard,
– Twitter : Inaporc et CRP Bretagne.

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2 commentaires

  1. C’est la bonne démarche, celle qui va vous rapprocher du grand public, et toucher les gens que vous nourrissez au quotidien. A nous de relayer au maximum toutes ces initiatives. Le terrain ne peut plus être laissé qu’aux seuls militants anti tout. Vos métiers sont nobles, fait d’efforts et de constantes évolutions et adaptations. Parlons en à haute voix

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