Energies et environnement

Fermiers de Janzé : Un projet de méthanisation collective pour 2021

La coopérative des Fermiers de Janzé se lance dans un projet de méthanisation collective avec injection du biogaz sur le réseau. L’idée est aussi de produire du GNV et ainsi faire rouler des véhicules avec ce biométhane.

« Le consommateur ne s’arrête plus au prix ou à la qualité lorsqu’il choisit un produit dans un rayon, il veut aussi qu’on lui raconte une histoire. Il faut lui prouver que l’on agit sur le territoire, sur l’environnement, que l’on respecte le bien-être animal… », déclare Jean-Yves Sourdil, président de la commission communication des Fermiers de Janzé lors de l’assemblée générale de la coopérative le 20 novembre à Janzé (35). Et l’histoire de la coopérative continue de s’écrire avec toujours de nouveaux projets comme la construction d’une unité de méthanisation collective dans un futur proche.

Une production de 300 m3/heure de biogaz

« Tous les choix que nous faisons doivent avoir du sens à très long terme, nous devons anticiper les nouvelles attentes sociétales et nous adapter en prenant les bonnes décisions. Nous nous sommes engagés concrètement dans la transition énergétique en nous impliquant dans un projet de production de gaz vert à partir des effluents d’élevages », annonce Patrick Giboire, président des fermiers de Janzé. La mise en exploitation de l’unité de méthanisation est espérée pour 2021. Cette unité valorisera 70 000 tonnes d’effluents, co-produits végétaux et matières agroalimentaires. 55 exploitations agricoles sont impliquées dans le projet dont 38 de la coopérative. Le biogaz produit sera injecté sur le réseau à hauteur de 300 m3/heure soit l’équivalent de 8 000 litres de fuel par jour. « Nous menons une réflexion pour produire du GNV et ainsi faire rouler des véhicules avec ce biométhane », confie Roger Moriceau, président de la commission avenir de la coopérative.

Un investissement de 10 millions d’euros

Sur ce projet, les agriculteurs et la coopérative des Fermiers de Janzé vont détenir 51 % des parts de la société, le reste se divise entre Engie Biogaz, Triballat Noyal, SAS Eilan, CCPRF et SDE 35. L’investissement est estimé à 10 millions d’euros. « C’est un moyen de sécuriser notre modèle d’élevage sur le territoire. Les pressions foncières et environnementales sont des menaces pour la pérennité de nos exploitations familiales. Notre coopérative doit anticiper et saisir les opportunités pour protéger ses éleveurs. Ce projet apportera des solutions concrètes au territoire comme, par exemple, la valorisation des fauches de bord de route qui actuellement bouchent les fossés et augmentent les risques d’inondations. Ce projet sera aussi un outil permettant d’améliorer la qualité sanitaire des effluents d’élevage car la plupart des pathogènes ne résistent pas à la méthanisation. Cela va donner une image moderne, innovante de notre agriculture et plus particulièrement celle des éleveurs de Janzé. Elle facilitera la transmission de nos exploitations aux générations futures », conclut Patrick Giboire.

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