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Tri du lait et vente directe pour plus de valeur

Tri du lait par les taux, veaux nourris au lait entier, vente directe, en magasin de producteurs, nouvelle filière pour la RHD… Plusieurs voies sont développées par Chrystèle et Gabriel Renaudin pour mieux valoriser leurs produits.

Sur leur exploitation de 110 vaches laitières en race normande (195 UGB au total), Chrystèle et Gabriel Renaudin travaillent la valorisation de leurs produits, aussi bien en lait qu’en viande. « L’ensemble des animaux est élevé. Sur les 810 000 L produits, 670 000 L sont vendus à la laiterie. Le reste sert à l’élevage des génisses et des veaux mâles. Le lait est trié par les taux pour améliorer le prix, en se basant chaque mois sur les résultats fournis par le contrôleur laitier », précisent les éleveurs installés en Gaec à Cintré (35).

Le lait a été valorisé à 355 €/1 000 L sur la campagne allant du 1/09/16 au 31/08/17 : 11 ct €/1 000 L en plus par rapport au groupe Normande (élevages à plus de 6 500 L) et 29 ct de plus par rapport à la référence globale Eilyps. Sur l’élevage, les vaches produisent 6 880 kg à 44, 1 g/kg de TB et 37,3 de TP, avec 50 % de premières lactations. Le renouvellement est important du fait des ventes de viande et de vaches en lait (20 à 25 par an).

Chaque veau consomme environ 1 600 L en quatre à six mois.
Chaque veau consomme environ 1 600 L en quatre à six mois.

Démarrage de la vente directe en 2003

Les producteurs vendent en direct environ une vache jeune et un veau par mois et valorisent également en magasin de producteur (Les Fermiers de la Baie) un veau par semaine. « Nous avons démarré la vente directe en 2003. Il faut aimer le contact avec les clients. Aujourd’hui, les gens recherchent de la proximité avec les éleveurs et apprécient les qualités organoleptiques de la Normande. De plus, les vaches sont finies à la graine de lin pour apporter des oméga 3 », fait remarquer Chrystèle Renaudin. « En 15 ans, j’ai établi un contact avec de nombreux clients. La meilleure publicité est le bouche-à-oreille. »

Le bœuf est vendu 11,50 €/kg au consommateur, le veau, 14,50 €/kg. La prestation de découpe est réalisée par TVR, la viande arrive emballée sous vide en colis de 10 kg. « Nous avons juste un frigo. Les gens viennent chercher leur colis sur la ferme. J’aime montrer comment les animaux sont élevés… » Séparés des femelles à la naissance, les mâles évoluent dans un bâtiment à part sur paille. Le lait est stocké dans un petit tank de 200 L et les veaux sont nourris au Dal. « Ils ont des puces pour gérer les quantités. Chaque veau consomme environ 1 600 L en quatre à six mois. Ils pèsent entre 130 et 160 kg de carcasse. »

+ 57 €/1 000 L de marge brute

En déduisant des produits l’ensemble des charges (alimentation, élevage, prestation abattage et découpe…) de l’atelier, la marge brute se situe à 293 €/1 000 L, supérieure de 57 €/1 000 L par rapport aux troupeaux Normands Eilyps. Chrystèle et Gabriel Renaudin sont par ailleurs entrés dans la démarche de valorisation des femelles en restauration collective locale, lancée récemment par le syndicat Normande 35. Passionnés, les éleveurs ont transmis leur goût de l’élevage et du contact avec les consommateurs à leurs enfants qui projettent de s’installer à terme. Ils accueillent également un apprenti sur l’exploitation.

L’herbe, pilier sur l’exploitation
Sur leur SAU de 102 ha, les éleveurs favorisent l’herbe qui pousse sur 43,5 ha. « 21 ares/VL sont pâturés et nous faisons aussi de l’affouragement en vert, de l’enrubannage et de l’ensilage », précise Gabriel Renaudin. « Nous recherchons l’autonomie fourragère et protéique. L’an passé, j’ai implanté près de 7 ha de trèfle violet – RGH pour la fauche. » Le maïs occupe 30 ha, les céréales 26 ha et depuis l’an passé, la betterave a retrouvé une place sur l’exploitation (2,5 ha). « On l’a remise dans la ration des vaches pour ses bénéfices sur la santé et le TB. Elle est distribuée dans un bol. »
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