Edito

Le rêve armoricain

Le rêve américain tourne parfois au cauchemar. Même bien payés, les salariés de la « tech » s’en sortent difficilement financièrement. Dans le fief technologique de la Silicon Valley, les ingénieurs souvent grassement rémunérés consacrent jusqu’à 40 à 50 % de leur salaire pour se loger. Quand ils ne sont pas contraints d’habiter dans un garage ou leur voiture ; ou tout simplement effectuer plusieurs heures de trajet par jour pour se rendre au travail. Ne parlons pas du sort réservé à tous ceux qui ne travaillent pas dans les secteurs de pointe. Ne parlons pas de la flambée des prix des denrées courantes, comme l’alimentation, indexés sur le coût de la vie des plus riches.

À 9 000 kilomètres de là, la Bretagne a aussi ses vallées… à la campagne. Point de silicone mais du granite. Point de loyer à 3 000 $ par mois pour un 30 m2, mais de vastes maisons campagnardes de 150 à 250 m2 que les jeunes peuvent acquérir pour quelque 50 000 € ; de vieilles bâtisses à l’âme robuste qui, avec un peu de courage, se transforment en charmantes et spacieuses chaumières. Et puis le silence de la campagne, si contrasté avec le brouhaha des villes. Et puis cette lumière pure qui met en nuances le vert des paysages sans le filtre trouble de la pollution urbaine. Bref, le rêve armoricain. L’été est aussi le moment privilégié pour rappeler tous ces avantages de la vie à la campagne…

Car ils sont aussi là les arguments séducteurs pour attirer les jeunes vers les métiers de l’agriculture. La profession doit rappeler que l’on est souvent plus riche à la fin du mois en gagnant 1 400 €/mois dans la Vallée des Saints que 14 000 € dans la Silicon Valley ou 2 000 € dans une métropole française. Renouveler la communication sur ce sujet contribuera aussi à renouveler les générations.

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