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Diminuer les fongicides sans pénaliser la production

La plate forme mise en place par la Chambre d’agriculture à Lanmeur apportera ses réponses lors de la prochaine moisson. Le point sur la culture à la mi-mai.

La réduction des charges en culture de céréales est possible par des observations au champ, des choix variétaux adaptés ou encore des stratégies de protection fongicides répondant au climat de l’année. Dominique Ollivier, agriculteur à Lanmeur, a fait le choix de participer à un groupe Dephy du secteur de Morlaix, et une plate forme d’essai implantée en orge a été mise en place sur ses terres. « C’est une façon de se réapproprier la culture des céréales », pense l’éleveur.

Une réduction possible des fongicides

En ligne de mire de cet essai, la volonté de « diminuer l’utilisation de produits phytosanitaires, mais pas la production des cultures », rappelle Odile Le Du, conseillère à la Chambre d’agriculture. La parcelle, semée au 13 novembre, a reçu sa 1re protection fongicide au 20 avril, avec 0,6 L de Fandango S (au lieu de 1,75 L de dose homologuée). « Le T2 a été positionné le 4 mai, soit à une date très proche du T1. Nous avons pu diviser par 2 la dose appliquée », explique Louis Le Roux, de la Chambre d’agriculture. Le fongicide Kardix a alors été employé à 0,6 L/ha. Dans cet essai variétal, un test de mélange de variétés est mis en place. « L’idée est de mélanger une variété sensible aux maladies à trois autres plus tolérantes. Dans des tests comparables, on ne perd jamais en rendement, il y a même un léger gain. Les maladies progressent moins vite », explique Odile Le Du. La parcelle, très saine à la mi-mai, ne présentait que peu de différences entre le témoin traité et celui sans protection. Les dernières conditions orageuses et pluvieuses auront sans doute changé ces observations.

Prudence face à la jaunisse
Avec la fin de l’utilisation des néonicotinoïdes, il conviendra d’être plus prudent par rapport à la jaunisse nanisante de l’orge (JNO). « La consultation des bulletins de santé du végétal et les visites de ses parcelles sont fortement conseillées. Autre piste, certaines variétés sont plus tolérantes à la JNO, comme Domino, Margot ou Amistar », avertit Louis Le Roux.
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