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Fongicides, quand traiter ?

Le Gaec du Lys, à Pluméliau, utilise un outil d’aide à la décision pour protéger ses 78 hectares de blé. Quoi qu’il en soit, l’objectif est de retarder au maximum le premier traitement.

Située sur le bassin versant de l’Evel, la parcelle de céréales est prometteuse. Le blé succède à un maïs ensilage. « J’ai réalisé un passage d’Actisol pour décompacter la terre tassée par les engins lors de la récolte », explique Laurent Moréac, l’un des 5 associés du Gaec, en charge des cultures. « Ensuite, j’ai semé au semoir Väderstad, le 10 novembre en choisissant des variétés résistantes aux maladies et riches en protéines ». Un mélange des deux variétés Fructidor et Absalon d’un côté ; un autre mélange Cellule et Sacramento de l’autre. Le 17 février, un désherbage de la parcelle a été réalisé (36 €/ha).

Trois apports d’azote ont été effectués ; le premier et le troisième avec de l’azote liquide à, respectivement, 40 et 70 unités. Le second avec du lisier, à 80 unités, soit un total de 190 unités d’azote sur la culture (peu de reliquats cette année). Un raccourcisseur a également été utilisé.

66 €/ha de fongicides

Le blé est auto-consommé sur l’atelier porc. L’agriculteur utilise l’outil Top T1 pour protéger ses cultures, qui renseigne sur les risques de développement des piétin, rouille jaune, oïdium et autre septoriose. « Cet outil ne dispense pas l’observation des plants. J’essaie toujours de retarder la première intervention ». Le premier fongicide a donc été appliqué le 7 mai, en laissant des bandes témoin, sans traitement.La différence entre les deux modalités n’était pas évidente. Le second a été épandu le 28 mai (sur l’ensemble de la parcelle), pour un coût total de traitement fongicide de 66 €/ha. L’investissement optimum se situe entre 40 et 80 €/ha. Un investissement supérieur n’est justifié qu’en cas d’apparition précoce des maladies et d’une forte pression pendant tout le cycle, selon Philippe Lannuzel, agronome à la Chambre d’agriculture, qui juge les outils d’aide à la décision efficaces. « Compte tenu des conditions météo des mois derniers, je m’attendais au développement de la septoriose. Mais les températures minimales sont restées plutôt basses ce printemps même par beau temps. Ces conditions ont limité le développement de la maladie. Les outils en ont tenu compte ».

Ces outils prennent en compte la variété, le type de sol, le précédent et les conditions climatiques. Ils se nomment Taméo, Optiprotect, Atlas, Xarvio, Baromètre maladies….

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