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Les remplaçants parlent de la traite

À l’heure d’un nouveau projet de salle de traite, d’une grosse rénovation, voire d’une simple recherche d’amélioration des conditions de travail, les salariés du Sdaec, habitués à passer d’élevage en élevage, donnent leur point de vue.

Hauteur des quais

« Quand on parle de salle de traite, il est toujours important de réfléchir à la hauteur des quais. L’installation doit être adaptée à la taille du trayeur. Même moi qui suis de taille moyenne, je trouve cela usant d’intervenir dans une fosse trop peu profonde », témoigne Pierre Guével. Il plébiscite également le déclenchement automatique de la pulsation : « On soulève et ça se met en route. À l’arrivée, c’est moins de fatigue, de bras à tendre pour atteindre une commande. »

Le simple-équipement

« La ligne haute, pourquoi pas… À condition de bien dimensionner l’installation. Dernièrement, je suis intervenu dans une 2×20, tout seul, et j’ai passé mon temps à courir d’un bout à l’autre. Le couloir de retour s’étendait sur toute la longueur avec un virage à prendre pour les animaux. Ceux-ci ne circulaient pas bien », rapporte Jean-Michel Couesbot. « En simple-équipement, il faut des sorties rapides, bien conçues. » Jérémy Costume est plutôt favorable au simple-équipement. « Dans une bonne 2×20 équipée de faisceaux qui prennent en charge le post-trempage, tu peux traire 100 vaches à l’heure seul avec 10 minutes de lavage si les animaux sortent directement sur l’aire d’exercice. »

Traite par l’arrière

« L’un des points forts de la TPA est la sécurité de l’opérateur. Le risque de prendre un coup est minimisé », rappelle Damien Collet. « C’est plus simple pour les premières traites des primipares qui sont bien contenues par les vaches qui les encadrent. Les stalles qui permettent l’indexation sont un plus également. » Et de poursuivre : « On parle d’un fabricant qui va proposer dans la région un modèle de TPA avec alimentateurs. »

Robot de traite

« Certains disent qu’on ne connaît pas ses vaches en traite robotisée. Disons plutôt que celui qui prend le temps de s’occuper de son automate et du logiciel de conduite de troupeau connait très bien ses vaches sans avoir besoin de les voir tout le temps », explique Damien Collet qui effectue régulièrement des remplacements en élevages équipés. Pierre Guével, lui, conseille quand c’est possible de placer le robot près de l’ancienne salle de traite où une cage de contention peut être installée. « C’est très pratique pour dispenser des soins, tarir, soigner une mamelle… »

Gants de traite

« De plus en plus d’éleveurs en portent et l’imposent chez eux », expliquent les salariés de remplacement. « Des gants souples, en nitrile par exemple, c’est important pour éviter de s’abîmer les mains dans l’humidité et au contact de produits chimiques parfois. L’usage de la désinfection des faisceaux en les plongeant dans une solution de désinfection est un bon exemple et en plus, c’est encore une action supplémentaire qui ralentit la cadence. »

J’aime / J’aime pas
Pierre Guével supporte mal les installations sans programmateur de lavage. « Il y en a plus qu’on croit. On passe davantage de temps à nettoyer et à surveiller le lavage qu’à traire… » Il craint les ponts levants grippés, sans contrepoids. « À la fin, c’est rasoir. Sur vérin, c’est vraiment mieux ». Il déteste « les aires d’attente tordues dans tous les sens où il y a énormément de surface à nettoyer manuellement à la fin », les barrières pas entretenues « qu’il faut porter pour fermer le parc », Jérémy Costume apprécie l’éclairage des installations récentes, « plus efficace et mieux placé », mais ne supporte pas la présence du chien en salle de traite, « ça stresse les vaches. » Jean-Michel Couesbot aime une bonne ventilation pendant la traite pour éviter les mouches, « une turbine de poulailler en bout de fosse par exemple, même si c’est bruyant. »
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