Terrena soutient des offres de reprises de Doux

doux-chateaulin-terrena - Illustration Terrena soutient des offres de reprises de Doux
Après plusieurs mois de travail et de discussions avec différents acteurs mondiaux de la volaille, Terrena a décidé de soutenir les offres émanant respectivement du leader français de la volaille LDC et du groupe saoudien Al Munajem pour la reprise des activités de Doux dans le cadre de la liquidation de l’entreprise.

Communiqué de Terrena du 29 mars 2018

Cette solution, qui sera soumise au Tribunal de Commerce de Rennes dans le cadre d’un processus de
« prepack cession », est le résultat de travaux engagés sous l’égide conjointe du CIRI et de Maître Frédéric Abitbol, nommé par le tribunal de commerce en septembre dernier. Elle permettra de pérenniser une partie de l’activité export de Doux et par ailleurs de renforcer la filière française et de reconquérir une partie du marché intérieur français.
En pratique, les activités de Doux seraient reprises de la façon suivante :

  • Le groupe LDC se propose de reprendre :
    • le site de produits élaborés de Quimper et l’ensemble de ses 168 salariés ;
    • le site industriel de Châteaulin et 111 de ses salariés, avec la construction d’un nouvel outil d’abattage-découpe consacré au marché de la PAI (Produits Alimentaires Industriels) qui entrera en service dans deux ans, pour un investissement de 55 millions d’euros. Cette nouvelle usine emploiera de l’ordre de 250 salariés à terme (l’abattoir actuel sera repris et exploité par Al Munajem) ;
    • 19 salariés du siège social de Châteaulin, qui se verront proposer un poste sur le site de produits élaborés de Quimper ;
    • la marque Doux pour le monde hors GCC (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Oman, Qatar, Emirats Arabes Unis) et Yémen ;
    • LDC s’engage par ailleurs à proposer 118 postes sur ses sites proches de Châteaulin aux salariés non repris dans le cadre du projet.
  • L’usine de Plouray, spécialisée dans l’abattage de la poule et de la dinde, ainsi que 68 de ses salariés seront repris par la société Les Volailles de Plouray. En complément, des solutions de reclassements sont proposées par LDC sur ses sites proches.
  • Le groupe Al Munajem – principal client de Doux – se propose de reprendre :
    • l’exploitation de l’abattoir de Châteaulin redimensionné à ses besoins pour le marché du grand export sur
    • l’Arabie Saoudite principalement. L’offre inclut la reprise de 347 salariés ;
    • la marque Doux sur la zone GCC et le Yémen ainsi que 20 salariés du siège de Châteaulin. Le groupe Al Munajem se porte par ailleurs acquéreur de l’amont de Bretagne, à savoir l’ensemble des contrats de producteurs, l’usine d’aliment de Bannalec (16 salariés) et le couvoir de La Harmoye ainsi que les fermes de reproducteurs (71 salariés) liées et certains salariés du siège de Châteaulin (18 salariés) ;

Il est toutefois envisagé que l’amont Bretagne puisse être repris conjointement par LDC, Terrena, Triskalia et Al Munajem, avec l’appui de la région Bretagne, selon une organisation dont les modalités devront être définies dans les prochains jours.

S’agissant du siège social de Châteaulin, 64 salariés n’auraient pas de solution d’emploi ou de reclassement identifiée à ce jour. LDC et Terrena s’engagent à leur proposer des postes sur l’ensemble de leurs sites français.

Pour ce qui est de la filière Vendéenne, la fermeture de l’abattoir de Chantonnay et du couvoir de L’Oie serait confirmée. Pour l’ensemble des 180 salariés concernés, les groupes LDC et Terrena ont d’ores et déjà identifié près de 300 offres de reclassements dont une majorité dans un rayon de 20 km.

Pour l’usine d’aliment de L’Oie et ses 17 salariés, il est prévu que LDC et Terrena reprennent chacun l’une des deux lignes avec les salariés concernés. De même, pour les 11 fermes reproducteurs et leurs 62 salariés, LDC et Terrena s’engagent à reprendre l’ensemble des fermes et des salariés concernés.

Enfin, en ce qui concerne les 64 éleveurs de volailles approvisionnant l’abattoir de Chantonnay, LDC et
Terrena seront en mesure de les accueillir dans leurs propres organisations d’élevage.

Grâce à la mobilisation de l’Etat via le Comité Interministériel de Restructuration Industrielle (CIRI), de la région Bretagne, de la région Pays de la Loire, des collectivités locales et des principaux acteurs de la filière française, l’ensemble de ces offres permettront de pérenniser la majorité des emplois (920 emplois repris et 418 propositions de reclassement pour 1187 salariés au total) et des éleveurs tout en faisant évoluer profondément le modèle économique historique de Doux dont la viabilité était remise en cause. Elles permettront ainsi de moderniser la filière volaille française et de pérenniser ses emplois.


Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article