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Plus de 8000 paniers de légumes livrés dans l’année

Le Gaec de la Terre et des Hommes, à Kervignac, livre plus de 170 paniers à ses clients chaque semaine.

Les 2 hectares de plein champ et les 2 800 m2 de tunnels produisent une quarantaine d’espèces de légumes, soit plus d’une centaine de variétés, au total. La satisfaction de la clientèle est à ce prix. « Nous sommes bien placés (proches de Lanester et Lorient) mais nos clients veulent de la variété. Nous livrons des légumes onze mois sur douze », indique Julien Berry, l’un des trois associés du Gaec. 80 % de la production est livrée via quatre Amap et 20 % est écoulée dans le réseau Biocoop. Le Gaec propose des paniers à 6, 10 et 15 €. « Nous proposerons prochainement des paniers plus conséquents, à 20 € », précise l’ancien informaticien.

Amendements

Deux tracteurs de 45 et 54 cv assurent la quasi-totalité des travaux de culture. « Nous utilisons essentiellement une rotobêche (1 à 2 passages) et un rotalabour pour préparer la terre avant les semis ». La herse étrille permet d’effectuer des faux semis. Une bineuse butteuse est utilisée pour la culture des pommes de terre (les poireaux ne sont plus buttés mais plantés en profondeur). Un canadien, des semoirs, un girobroyeur et un petit épandeur à chaux complètent le matériel en propriété. Le compost (acheté) est épandu par entreprise à raison de 20 à 30 tonnes par hectare. Le Gaec achète également du fumier dans le voisinage pour fertiliser la terre sous les tunnels et des bouchons de fientes de volailles pour compléter l’apport en azote. Des coquilles d’huîtres broyées servent d’amendement calcaire.

Forage et réserve collinaire

La ferme compte deux sites de production. Le premier est équipé d’un forage (30 mètres de profondeur). Les tunnels y sont irrigués au goutte-à-goutte. Sur le second, une réserve collinaire permet de stocker de l’eau. « Cette année, la retenue s’est vidée rapidement. À l’avenir, compte tenu de l’évolution climatique, nous serons peut-être dans l’obligation d’installer un goutte-à-goutte également en plein champ ». Pour le moment, deux systèmes d’aspersion permettent d’irriguer les parcelles à l’extérieur. « Nous avons des sprincklers (1 000 litres par heure) à gros débit et des petits asperseurs (400 L/h). Nous envisageons d’acheter un enrouleur. C’est plus cher mais plus pratique ».

Les trois associés travaillent 4 jours par semaine, toute l’année. « Aux mois de juillet et d’août, nous effectuons un jour de plus, compte tenu de la charge de travail. Nous avons également des astreintes le weekend, de mars à septembre ». Les tunnels doivent être ouverts ou fermés selon la météo, au printemps. « Les jeunes plants peuvent griller si la température est trop élevée (une grande majorité des plants sont produits sur place, à l’exception des céleris, des salades et des choux-fleurs ». À partir de juin, jusqu’à mi-septembre, les courgettes doivent être récoltées tous les jours.

Revenu satisfaisant

« En moyenne, nous estimons la charge de travail à 45-50 heures par semaine et nous bénéficions de 6 semaines de congé par an ». Le revenu dégagé par les associés est satisfaisant, selon Julien Berry. « Plus d’un Smic, après remboursement des emprunts (à titre individuel ; le Gaec n’ayant pas d’emprunts) ». Les trois associés se réunissent une fois par semaine pour organiser le travail. Une fois par mois, ils se retrouvent de manière plus protocolaire pour « se dire les choses »…

Désherbage de la carotte
Quatre à six semaines avant les semis de carottes, une bâche noire est étendue sur la terre, après arrosage. Les graines d’adventices germent mais les plantules meurent, faute de lumière. La bâche (réutilisable) est enlevée, les graines de carottes sont semées et germent dans un sol propre, au bout de 7 à 8 jours (en été). « Il n’y a plus lieu de passer le brûleur, comme on le faisait auparavant, juste avant la levée des plants de carottes. Elles recouvrent le sol avant la levée des nouvelles adventices ». Un simple petit désherbage manuel suffit à maintenir la propreté des planches.
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