Diminuer la pénibilité : retours d’expériences d’éleveurs ovins

mouton-OVIN-graines-de-soja - Illustration Diminuer la pénibilité : retours d’expériences d’éleveurs ovins
Six éleveurs bretons et ligériens récemment installés ont témoigné lors du Space, le 14 septembre, sur les aménagements qu’ils ont réalisés, pour une utilisation efficace de leurs bâtiments et une bonne valorisation de leurs parcelles. 

L’objectif de Sébastien Bellec, éleveur de 420 brebis, à Plouray (56), est d’optimiser son temps de travail au profit de sa qualité de vie. Installé en 2014, il a opté pour un système simple avec 2 périodes d’agnelages dans l’année et a aménagé son bâtiment pour gagner du temps et diminuer la pénibilité. Par exemple, il a mis en place une passerelle aérienne motorisée qui lui permet de distribuer les aliments sans effort.

Thomas Courcier, éleveur de 500 brebis à Québriac (35), souhaite une simplification et une efficacité dans le travail. Pour cela, il a développé l’autonomie alimentaire de son exploitation et pratique le pâturage tournant dynamique avec un quad adapté qui lui permet de gagner du temps.

L’important pour Jean-Yves Gorin, ancien éleveur laitier à Plémy (22), devenu éleveur ovin en 2017, est de créer un système simple, vivable, économe et durable. Fort de son expérience de près de 20 ans en vaches laitières, il a focalisé ses investissements sur le réaménagement de sa stabulation et de sa salle de traite pour en faire une bergerie fonctionnelle.

David Rondin, éleveur de 450 brebis à Saint-Brice-en-Coglès (35), a quant à lui axé sa réflexion sur l’optimisation du temps de travail et la productivité de la main-d’œuvre. Avec 17 ha de SAU, sa gestion fourragère est au cœur de son système d’exploitation. Pour suivre la croissance de ses agneaux et maîtriser au maximum sa consommation en concentrés, il n’a pas hésité à investir dans un système de contention avec pesée et lecture électronique combiné à un logiciel de suivi du troupeau. 

Concernant David et Éric Rouillère, du Gaec Pontron, ils élèvent 900 brebis à Val d’Erdre-Auxence (49). L’amélioration des conditions de travail passait par un gain en efficacité et en confort pour compenser le départ à la retraite de leur mère.

Des projets plein la tête

« La ou les années d’installation ont été intenses », témoignent-ils. Certains attendent patiemment de vivre leur première période d’agnelage ou de pouvoir vendre leurs premiers agneaux. Mais ils souhaitent tous maintenant stabiliser leur système. Cependant, ils restent en veille des nouvelles technologies, d’innovations réalisées par leurs homologues par des visites d’élevage, des salons, pour continuer à travailler sur leurs conditions de travail. La réduction au minimum de la pénibilité du travail leur permettra de poursuivre leur activité de longues années dans cette production, espèrent-ils. 


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