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La taupinière se fait enrober

Différentes solutions sont possibles lors de la création d’une plate forme de stockage. Pour son silo taupinière, le Gaec de Keroulidic a fait le choix de l’enrobé.

Le chantier de création d’un silo taupinière en sol enrobé demande « environ 4 jours de terrassement, pour 1,5 jour d’enrobage. Le gros avantage est de pouvoir circuler sur cet enrobé dès 24 h après la fin des travaux. La restitution est immédiate », confie Mathieu Leal, en charge des chantiers agricoles à la société Léal, basée à Ploudaniel (29). Les engins de terrassement vont bon train sur ce chantier : la future taupinière, d’une surface de 2 300 m2, est décomposée en 2 parties, permettant d’accueillir de l’ensilage de maïs pour les rations d’hiver ou d’été, avec une aire de manœuvre.

« Une première taupinière de 48 m x 25 recevra le maïs pour les rations hivernales. Un second silo, plus petit de 25 m x 26 sera utilisé pour nourrir les animaux l’été, avec une faible hauteur pour un front d’attaque qui avance rapidement », explique Daniel Guillerm, un des associés du Gaec de Keroulidic, ferme laitière où se situent les travaux, à Guisseny (29). Une bonne préparation est nécessaire avant l’application de la couche d’enrobé. « Une quinzaine de centimètres de cailloux (du 0/30) sont étalés et compactés. Ils proviennent de carrière ou peuvent être recyclés sur place, à l’aide d’un concasseur qui a la capacité de broyer une ancienne dalle béton », explique Mathieu Léal. L’enrobage intervient ensuite, avec un matériau aux propriétés particulières. « Sa densité est de 150 à 160 kg/m2, pour une granulométrie de 0/10. Un liant est incorporé pour éviter les attaques acides de l’ensilage ». Des pentes sont respectées, d’1,5 % au minimum, pour l’évacuation des eaux.

La préparation est primordiale. En revanche, « la restitution est immédiate, il n’y a pas de temps de séchage comme pour le béton », explique Mathieu Léal.
La préparation est primordiale. En revanche, « la restitution est immédiate, il n’y a pas de temps de séchage comme pour le béton », explique Mathieu Léal.

Si la dépose de l’enrobé se fait en plusieurs passes, il convient de ne pas créer d’arêtes afin d’éviter l’altération de l’ensemble à la reprise du fourrage au godet. « L’enrobé mesure une épaisseur de 8 cm quand il est compacté, ce qui équivaut à 15 cm de béton ». Au final, la plate-forme de stockage recevra 50 ha de maïs. Une solution économique et pratique, qui aura évité l’élévation de murs de bordure : hors préparation du silo taupinière (terrassement et remblai), l’enrobé est facturé dans les 15 €/m2, contre 30 pour son équivalent en béton. Ce mode de stockage se veut aussi modulable, des T en béton peuvent aussi être alignés pour conserver d’autres produits, ou stocker temporairement des céréales.

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