Élevage

Programme hyper-protéiné de la naissance à 6 mois

Avec un Gain moyen quotidien (GMQ) de plus de 1 000 g/j sur la phase naissance-sevrage et un démarrage de la première lactation à 24 mois, les objectifs sont largement atteints au Gaec du Hêtre à Lanhouarneau (29). Ces résultats sont le fruit d’un travail rigoureux et d’un accompagnement technique avec un programme alimentaire très performant.

Depuis plus de 2 ans, le programme alimentaire des génisses est réglé au cordeau au Gaec du Hêtre. Ils utilisent l’aliment d’allaitement Breiz Perf, riche en poudre de lait écrémé (PLE) et avec une teneur élevée en protéine (25 % PB). Ils distribuent 2 repas par jour avec une concentration de l’aliment à 150 g /L de buvée. Tel est le programme Prémiss préconisé par Eureden.
En plus des teneurs élevées en PLE et en protéines, les extraits de plantes et huiles essentielles présents dans Breiz Perf permettent d’assurer une sécurité digestive. Cela est nécessaire lorsque les objectifs de croissance sont si importants.

2009 Breiz Perf Gaec Du Hetre Genisse 17 Mois Paul Le Fur 29 (12)
Les génisses ne sortent pas avant 12 mois pour limiter les risques de pathologies et de stress. Ici, un lot de génisses de 17 mois.

Simplicité synonyme de performance

Pour Paul Le Fur, l’exploitant, le temps est précieux, comme dans chaque élevage, et il arrive à allier performance et simplicité. Pour l’élevage de ses génisses, tout est mis en œuvre pour que chaque tâche se fasse le plus simplement possible sans pour autant négliger chaque étape clé et assurer de bonnes croissances. Depuis quelque temps, les associés se sont équipés d’une bascule électronique pour préparer la buvée collective. Il y a une seule préparation à faire, c’est plus rapide et le mélange est plus homogène. Ensuite, il n’y a qu’à adapter la quantité de buvée selon l’âge du veau. Pour cela, Annie, associée, suit scrupuleusement le plan de buvée collective. Elle note le protocole une fois par semaine avec le nombre de litres à distribuer par case. Tout est rationalisé et facilité pour que tout le monde au sein de l’exploitation puisse gérer l’alimentation des veaux.

Graphique Page 1

 

Des démarrages en lactation probants

Le Gaec du Hêtre est accompagné par les équipes Eureden pour ce programme très technique. Des pesées sont effectuées régulièrement sur les génisses et les programmes alimentaires sont suivis de près. Les génisses font plus de 120 kg au sevrage vers 10 semaines et 220 kg à 6 mois  ; à 2 ans, elles sont plus grandes que les vaches du troupeau. « Je pourrais inséminer à 13 mois mais j’attends les 14 mois afin d’être certain que la maturité sexuelle soit atteinte. Les premiers vêlages arrivent donc à 23 mois », commente l’éleveur. « La moyenne bretonne d’âge au vêlage est de 29 mois. Ici, elles ont déjà produit plus de 5 000 L de lait à cet âge-là », souligne Éric Le Borgne, responsable territoire Finistère.
Le suivi de ces génisses confirme que ce programme est une réussite : le parenchyme mammaire se développe davantage grâce à l’alimentation 0-6 mois, les vêlages se déroulent bien et les démarrages en lactation sont donc satisfaisants. Par exemple, la production au pic en 1re lactation est supérieure de 3 kg par rapport à précédemment dans cet élevage. Cette bonne croissance permet une insémination plus tôt et surtout de gagner presque une lactation sur une carrière laitière.

Une ration unique de 5 à 24 mois

La transition alimentaire se fait en douceur, les éleveurs distribuent l’aliment 1er âge Fibralor (mash fibreux) puis une transition est faite avec l’aliment 2e âge Gadelia Miss (20 % de MAT), mélangés pendant quelques jours. Les veaux font comme ils veulent et s’adaptent en douceur pendant la transition alimentaire.
Toujours dans le but de simplifier les tâches, dès 5 mois et jusqu’à 24 mois, la ration est identique : maïs ensilage, enrubannage, foin, minéral et correcteur azoté. Le mélange est équilibré (Cf. tableau ci-dessous) et l’ingestion varie selon l’âge des animaux.

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Production et bien-être animal

« C’est le même élevage mais ce ne sont plus les mêmes veaux, ils ont le poil plus brillant, sont en meilleur état et sont plus calmes », explique l’agriculteur. Il n’y a presque plus de diarrhées, ce qui réduit les coûts vétérinaires et le temps à consacrer pour soigner les veaux. Ces résultats découlent des différents protocoles mis en place : l’écornage, le programme alimentaire, l’hygiène… L’écornage se pratique entre 15 jours et 3 semaines sous anesthésie générale. Les éleveurs utilisent toujours l’antidouleur après l’écornage. « Aujourd’hui je n’ai plus de rupture de croissance après l’écornage. Les veaux ne subissent plus le stress du cornadis et de la douleur », conclut-il.

Marine Rozec / Eureden

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