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Avec la cartographie, découvrez les multiples facettes du champ

Dans un itinéraire technique, la modulation de la fertilisation est rendue possible par des outils connectés. Pour les semis, il est également possible de maximiser le potentiel des cultures.

« 1 ha de maïs, ce sont 6 à 7 000 € de production de lait. C’est pourquoi il est important de garder tout le potentiel des cultures. L’entreprise de travaux agrioles (ETA) est la boîte à outils de l’agriculteur, et le machinisme va chercher les derniers quintaux  », estime Guillaume Gérard, ingénieur développement du réseau d’entreprises Cléo, groupe d’ETA du Grand Ouest impliqué entre autres dans la modulation de la fertilisation, grâce à la technologie N-Sensor.

Lancé en 2012 avec 25 ha, le procédé qui mesure l’état de nutrition azotée de différentes espèces végétales couvre aujourd’hui 15 000 ha, avec des rendements améliorés de 3 quintaux en blé, pour une diminution de 12 % d’azote épandu. Mais si cet élément est un acteur important pour la croissance des espèces cultivées, d’autres facteurs limitants sont à prendre en compte.

Des différences intra-parcellaires

Chaque champ a son historique et, par ricochet, des potentiels différents au sein même de celui-ci. « Un mauvais pH induit des mauvaises structures ou des toxicités, et engendre des zones où les cultures ne se développent pas. L’optimum se situe entre 6 et 6,5, des mesures plus élevées peuvent conduire à des blocages d’éléments. Le problème, c’est qu’il n’y a pas un pH identique dans une parcelle. Nous préconisons alors de réaliser 16 carottages par ha à l’aide d’un quad dans les premiers centimètres de sol, pour établir une carte précise de préconisation.

Il n’existe pas un mais plusieurs types de sol dans une parcelle.

Ces conseils sont aussi valables pour les teneurs en potasse (K) et phosphore (P), qui ont un rôle dans le métabolisme des plantes. Des signaux sont souvent visibles, comme des feuilles de blés rouges en sortie d’hiver, signe de pH élevé qui bloque l’assimilation du phosphore, ou encore des carences visibles sur des maïs, avec sur une même ligne de semis des plants à 4 feuilles quand leurs voisins en ont 8 ». Ces variations de teneur en élément P, mesurées par la méthode Olsen, montre des disparités comprises entre 22 et 60 ppm en intra parcellaire.

Cartographier le type de sol de la parcelle

Quand les apports nécessaires ont été réalisés pour corriger ces teneurs en P, K et pH, un autre facteur limitant reste le type de sol. « Des cartes de biomasse en sortie d’hiver renseignent sur les conditions d’hydromorphie, de présence de pierres. Là encore, une parcelle contient non pas un, mais plusieurs types de sol ». Des mesures de conductivité cartographient les différentes zones, pour affecter des taux moyens de levés.

« L’application téléchargeable sur Ipad Isoyl, compatible avec 95 % des boîtiers de semoirs du marché, module les densités de semis, en augmentant les doses par exemple pour un sol plus argileux ». Les technologies, les mesures au champ et les cartographies sont des outils permettant de garder ce potentiel élevé aux cultures, tout en limitant les intrants. Travaillant sur la modulation de doses de semis sur maïs depuis 4 ans, le réseau Cléo obtient d’excellents résultats sur l’amélioration de la qualité du fourrage.

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