Élevage

Aveltis et Prestor construisent un GIE

Les deux groupements de producteurs Aveltis et Prestor ont officialisé la création d’un groupement d’intérêt économique pour devenir un incontournable de la filière.

« Nous avons su écouter nos éleveurs pour représenter un acteur majeur en France. On nous a reproché de ne pas savoir parler entre nous. Nous sommes maintenant mieux structurés ». Ces mots de Philippe Bizien, président d’Aveltis, viennent sceller la création d’un regroupement d’intérêt économique (GIE) avec Prestor. En étant respectivement 2e et 3e acteurs du marché du porc breton, le GIE atteint une taille qui lui permet d’égaler avec le plus gros acteur du marché du porc breton.

3 objectifs

Guillaume Roué, président de Prestor, se souvient d’une année 2016 « difficile, nous avons été bousculés à juste titre par les éleveurs car chacun restait jouer dans sa cour, ce qui est très préjudiciable. Ce GIE a 3 objectifs : rendre un meilleur service pour le débouché des porcs, car la crise du cochon a eu des dégâts sur les éleveurs, la filière comme l’abattoir Gad ou encore les salaisonniers. Le second objectif est de construire un partenariat qui nous porte à 50 % des volumes du MPB. Nous sommes partisans du marché, et ne croyons pas à un prix artificiel ».

Enfin, l’optimisation des conditions de marché, avec une offre fluidifiée, vient légitimer la création de ce GIE. « La multiplicité des demandes spécifiques des clients est difficile, car on ne peut pas avoir un cahier des charges par éleveur. Il y a des problématiques sociétales, comme le bien-être animal, mais on ne peut pas s’adapter aux changements radicaux comme c’est le cas chez les producteurs d’œufs ».

Même si le nombre d’adhérents est différent dans les 2 coopératives, « tout est fait à parité, en co-présidence. Le lien reste le même entre les éleveurs et leur coopérative. Ce GIE ajoute de l’équité d’enlèvements d’animaux en période plus délicate », précise Philippe Bizien. Éleveurs de porcs de France représente plus de 1 100 éleveurs, qui produisent 5 millions de cochons, soit 23 % de la production française.

Aller plus loin ?
Éleveurs de porcs de France « n’est pas fermé. On est dans un contexte concurrentiel et nous encourageons la filière à avoir une démarche autour du porc français. Notre objectif est de bien construire ce GIE de commercialisation, avec des bases solides. Après, on verra », déclare Guillaume Roué.
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