“Cette année, on a gagné un mois de pâturage”

André, Isabelle Ganne et leur fille Éloïse, en formation agricole, font évoluer leur système fourrager de l’exploitation familiale vers un système herbager. - Illustration “Cette année, on a gagné  un mois de pâturage”
André, Isabelle Ganne et leur fille Éloïse, en formation agricole, font évoluer leur système fourrager de l’exploitation familiale vers un système herbager.

Installés à Saint-Étienne-du-Gué-de-l’Isle (22), en zone humide, Isabelle et André Ganne évoluent vers un système herbager depuis 2014. Cette année, le silo de maïs est fermé depuis début avril. Cette année au Gaec de l’Hardy, le silo de maïs est fermé trois semaines plus tôt que l’an dernier. Depuis deux ans, Isabelle et André Ganne, éleveurs laitiers à Saint-Étienne-du-Gué-de-l’Isle, ont décidé d’évoluer vers un système herbager. « On a toujours travaillé avec de l’herbe dans notre système mais on voulait mieux la gérer ». Leur ferme dispose de certains atouts pour cela : 21 ha accessibles aux 80 vaches laitières, des conditions pédoclimatiques permettant de faire du pâturage en été, des rendements en herbe de 8 à 9 t MS/ha. Plus d’herbe pour faire face à la crise En 2014, ils ont réalisé un diagnostic évolution de système avec le Cedapa. Ils ont intégré le groupe d’échange local du Mené et ont été accompagnés techniquement sur le pâturage par un animateur. Leurs objectifs étaient de diminuer les achats de concentrés, de gagner en autonomie alimentaire et de diminuer le temps de travail. Sur le plan économique, l’augmentation du pâturage a permis de faire face à la crise. Depuis 3 ans, alors que le prix du lait a chuté fortement (-65 €/1000L), la marge brute a moins baissé (-39 €/1000L) grâce à la réduction des charges. Et les aides MAEC leur permettent de maintenir un EBE à plus de 80 000 € (81771 € en 2016). Ils se sont engagés en 2015 dans une MAEC SPE Évolution à 28 % de maïs dans la SFP, qui leur permet de bénéficier d’une aide 13 500 €/an. Gérer l’herbe en paddocks pour mieux pâturer « La mise à l’herbe dès fin février a été favorisée par une année exceptionnelle, selon André Ganne, en termes de précocité de la pousse. Le manque d’eau a facilité la portance du terrain. » Pour…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte

Already a member? Connectez-vous ici

Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article