Élevage

Proralim développe les circuits courts en viande bovine depuis 30 ans

Depuis 1987, le GIE Proralim qui gère le Label Rouge Limousin en Bretagne et Loire-Atlantique rapproche éleveurs, bouchers, abatteurs et consommateurs autour de la qualité et du bien-être animal.

Créé en 1987, le GIE Proralim est un précurseur. En matière de qualité des produits, de bien-être animal et de circuits courts. Cette filière valorise des femelles en race pure limousine avec un cahier des charges comprenant une durée minimale de pâturage de 6 mois par an – souvent plus proche de 9 mois – et une surface à respecter par animal, aussi bien à l’extérieur qu’en bâtiment. « Basée principalement sur les fourrages de l’exploitation, l’alimentation peut être complétée par des céréales, des protéagineux et des aliments, tous composés de matières premières sans OGM », souligne Claire Audic, animatrice du GIE.

Jusqu’en 2016, les postes de président et vice-président du GIE ont été occupés en alternance par Joseph Collet, éleveur à Loudéac (à droite), et Pierre Le Dru (à côté), boucher à Vannes. Aujourd’hui, Gérald Nio, boucher à Plescop, assure la présidence (2e à gauche), et Thierry Duval, éleveur à Guilliers, la vice-présidence (à gauche).
Jusqu’en 2016, les postes de président et vice-président du GIE ont été occupés en alternance par Joseph Collet, éleveur à Loudéac (à droite), et Pierre Le Dru (à côté), boucher à Vannes. Aujourd’hui, Gérald Nio, boucher à Plescop, assure la présidence (2e à gauche), et Thierry Duval, éleveur à Guilliers, la vice-présidence (à gauche).

85 % de classement R+ / U-

Les animaux parcourent peu de kilomètres avant d’être abattus, sur deux sites en Bretagne (Montauban et Quimper). L’étourdissement est obligatoire et les animaux sont triés après abattage pour une qualité irréprochable. Ils sont ensuite commercialisés via 87 points de vente : dans 76 boucheries sous la marque Blason Prestige, et 11 GMS (marque Qualité Limousine). « Selon les boucheries, nous demandons des animaux qui peuvent aller de 350 à 430 kg de carcasse (410 kg en moyenne), avec un classement compris entre U + et
R =, et un état d’engraissement autour de 3. La maturation de la viande est de 10 jours au minimum », expliquent les responsables de la filière. En 2016, 55 % des volumes sont classés R+, et 35 % U.

« Chaque métier de la filière doit pouvoir vivre »

Les 240 éleveurs répartis sur les 5 départements conduisent majoritairement des systèmes naisseurs-engraisseurs. Les animaux engagés dans la filière sont donc à 90 – 95 % nés sur l’élevage. « Les producteurs entrant dans la filière doivent s’engager à l’approvisionner régulièrement et annoncent leurs sorties au moins 4 semaines à l’avance. Au prix basé sur la cotation FranceAgriMer, s’ajoute une plus-value se situant autour de 55 ct €/kg de carcasse. » Le GIE Proralim est administré par un collège composé de 12 éleveurs et un autre collège de 9 bouchers et 3 abatteurs. « Toutes les décisions sont prises après échanges et concertation entre éleveurs et bouchers. »

Malgré les départs en retraite importants de producteurs et bouchers ces dernières années, les flux restent équilibrés entre offre et demande. « Des jeunes s’installent… » C’est le cas de Mickaël Guillouzouic, qui a repris l’exploitation de ses parents à Muzillac (56). Son troupeau de 55 mères (180 animaux au total) valorise son parcellaire constitué de 57 ha d’herbe et de 18 ha de maïs et céréales. Chaque année, il commercialise 15 à 20 femelles via le GIE. Un moyen d’assurer une régularité sur une partie de ses débouchés.

21% du tonnage français
En 2016, 2 626 animaux ont été labellisés et 883 tonnes commercialisées par le GIE Proralim, soit 21 % des quantités nationales en Label Rouge Limousin. Le GIE voit souvent un de ses bouchers récompensé par le Trophée Blason d’Or (liés aux volumes vendus, l’implication…). Après Philippe Le Normand (Auray) en 2015, c’est Fabrice Dréan (Arzon) qui a remporté le trophée en 2016.
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