MorbihanPolitique et Syndicalisme

Confédération Paysanne : “Nous sommes en phase avec la demande sociétale”

« L’agriculture que nous défendons répond à la demande sociétale et à la nécessité pour les agriculteurs de reprendre leur autonomie décisionnelle », assurent les responsables morbihannais de la Confédération paysanne qui se préparent à recevoir plus de 600 personnes lors du Congrès national, les 12 et 13 avril, à Muzillac (56). Le revenu, la reconnaissance du métier et la politique publique seront les thèmes du congrès.

« Le revenu ne peut pas se faire par les volumes qui condamnent les agriculteurs mais par la création de valeur ajoutée. Il faut plafonner les aides et les réorienter vers la création d’emplois dans les fermes ». La libéralisation totale des quotas laitiers a conduit à une course aux volumes, synonyme de casse sociale. « Nous l’avions prévu mais nous nous souvenons des propos de responsables bretons du syndicat majoritaire : enfin libres ! » disaient-ils. La Confédération paysanne prône la régulation. « Pour le lait, nous défendons le modèle de tunnel de prix. Quand les prix augmentent en raison de la raréfaction de l’offre, on libère les volumes… et inversement ».

De gauche à droite : Julien Brothier, Eurielle Coatrieux et Dominique Raulo, porte-paroles de la Confédération Paysanne du Morbihan lors de la venue de Laurent Pinatel, porte-parole national.
De gauche à droite : Julien Brothier, Eurielle Coatrieux et Dominique Raulo, porte-paroles de la Confédération Paysanne du Morbihan lors de la venue de Laurent Pinatel, porte-parole national.

Vraiment français ?

Le concept « Manger français » les interpelle. « Cela manque de cohérence, car, dans le même temps, les initiateurs du concept encouragent les exportations. Si tous les pays appliquent le même principe… De plus, le système qu’ils défendent implique l’importation massive des matières premières de l’étranger pour nourrir les animaux. Les produits sont-ils vraiment français ? ». Les responsables déplorent un système qui pousse, selon eux, au sur-investissement. « Tous les partenaires des agriculteurs encouragent l’investissement. Ceux qui répondent à ces sirènes se retrouvent coincés. Au final, le risque, c’est que le modèle de l’intégration s’impose ». Ils en débattront lors du congrès, la semaine prochaine dans le sud du Morbihan.

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