Découvertes

Débardage, entretien, désherbage, en traction animale

Avec l’aide de Coco et Sorgho, Sabine Ledan propose des prestations de services en traction animale. Débardage, entretien de dunes et de rivières, ou encore, désherbage de vignobles…

Les sonorités flamandes étonnent dans ce bois d’aulnes et de chênes, près la rivière d’Auray, à Crac’h (56). Sabine Ledan dirige Coco et Sorgho, de sa voix douce mais ferme. « Je les ai achetés adultes. Ils ont eu une autre vie avant d’arriver en Bretagne », s’amuse la spécialiste en traction animale. Les deux chevaux, comtois et ardennais, répondent à un langage commun aux débardeurs, aux origines incertaines.

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Les trois protagonistes font merveille pour débarder les troncs d’aulnes récemment abattus pour éclaircir la forêt. Ils se faufilent entre les arbres et pataugent dans des marécages où un tracteur s’enliserait. Depuis plus d’un an, elle propose des prestations de services en traction animale. Entretien de rivières, débardage, arrachage de plantes invasives, mais aussi, nettoyage de vignes dans les crus du Beaujolais et de Bourgogne. Une passion, pour l’ancienne animatrice de centre équestre.

Sabine Ledan a toujours évolué dans le monde du cheval. Depuis toute petite. Elle a été animatrice et soigneuse dans des centres équestres à Plougoumelen et à Belle-Île, pendant quinze ans, après avoir obtenu des diplômes d’animation et d’accompagnement de tourisme équestre.

Plantes invasives

« Après toutes ces années, j’ai souhaité créer ma propre entreprise, faire une autre activité. Aujourd’hui, je travaille seule, avec mes deux chevaux. Je me sens indépendante ». C’est à Clermont-Ferrand qu’elle s’est formée à la traction animale. Depuis, elle a effectué des chantiers d’arrachage de baccharis, une plante invasive bien connue dans le sud du Morbihan, parfois en commun avec d’autres prestataires. Les clients – particuliers, communes – apprécient. Le cheval donne une belle image, ne tasse pas le sol, préserve la régénération de la forêt et, surtout, ne fait pas de bruit.

Dans les vignobles de Bourgogne

Au cours de la formation, elle a effectué un stage chez un débardeur qui opère dans les vignes. « Il avait trop de travail. Il m’a proposé quelques chantiers chez des vignerons de Bourgogne et du Beaujolais. C’est très intéressant car, dans les vignobles, il y a du travail en continu : passages de herse, de houe pour désherber, buttages, débuttages… En plus, j’ai affaire à des professionnels qui travaillent comme ça depuis longtemps, pas seulement chez les bio ». Dans quelques jours, Coco, Sorgho et leur maîtresse vont quitter le Morbihan pour la Bourgogne ; le van remorqué par le fourgon aménagé. Sans oublier l’équipement – harnais, colliers, chaînes – le foin et l’eau. « J’ai même une mobylette pour me déplacer plus facilement sur place. C’est un mode de vie qui me plaît ! ».

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Pollution sonore en ville

Sabine a également réalisé un chantier de débardage dans un parc, à la périphérie de Lyon. « Ils ne voulaient pas de pollution sonore et le cheval a une image écolo auprès des citadins ».  À terme, elle espère quand même avoir l’équivalent d’un plein-temps en Bretagne. « Il y a des besoins. J’y crois dur comme fer ! ». Elle s’est fait connaître de l’Office national des forêts, sur les chantiers d’arrachage de baccharis et contacte les communautés de communes. Elle s’est équipée pour l’arrachage de lauriers palmes, une autre plante invasive, qui colonise peu à peu les bois de la région. Dans quelques années, elle espère refaire de la formation avec des jeunes. Cette fois, sur le travail avec des chevaux. Elle devrait avoir une solide expérience à transmettre…

Performants sur des diamètres de moins de 40 cm
Selon les données des professionnels, réunis depuis 2006 en groupement baptisé « Débardage cheval environnement », les rendements peuvent varier de 10 à 40 m3 ou 30 à 50 stères/ jour/ homme-cheval, selon les contraintes de terrain : pentes, obstacles, densité du sous-étage, présence de pierres, densité de peuplement, volume unitaire moyen des bois, direction d’abattage, et la distance de traîne en débusquage.

Une paire de chevaux peut tracter plus de 2 m3 de volume moyen grâce à du matériel moderne, performant, et adapté (au fardier ou au trinqueballe par exemple).  Si le cheval est moins performant sur les arbres de gros diamètres (supérieur à 80 cm), il l’est beaucoup plus sur des diamètres inférieurs (40 cm, volume moyen 1 m3) grâce notamment à sa bonne force de traction et à son étonnante mobilité dans des endroits plus ou moins fermés.

Contact : Sabine Ledan au 06 18 50 16 19 ou sabine@traiteaubois.fr

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