Élevage

Évolution propose ses deux index sur la santé

Grâce à son programme Génosanté, développé en partenariat avec BCEL Ouest, Eilips, Agrial ou encore l’Inra, Evolution propose ses deux index sur la santé.

Depuis l’été, les fiches des taureaux du catalogue Evolution présentent deux nouveaux index sortis du programme Génosanté : une note sur l’acétonémie et une autre synthétique sur la santé. « Elles concernent aujourd’hui trois races : Prim’Holstein, Normande et Pie Rouge », précise Christophe Le Bihan qui a organisé des rendez-vous en ferme en janvier suite à la sortie d’index de décembre. « Objectif : donner de la lisibilité et de la visibilité à Génosanté. » En d’autres termes, vulgariser l’intérêt de ces informations à l’heure de choisir ses doses. Pour le technicien, ces index « classés dans les fonctionnels » sont une opportunité de « faire du préventif santé en s’appuyant sur le génotypage. »

Vincent, Gisèle et Franck Bouget, accompagné de Job Le Chever (BCEL Ouest) ont accueilli sur leur ferme de Squiffiec (22) une journée Génosanté à destination des éleveurs.
Vincent, Gisèle et Franck Bouget, accompagné de Job Le Chever (BCEL Ouest) ont accueilli sur leur ferme de Squiffiec (22) une journée Génosanté à destination des éleveurs.

250 € l’acétonémie

Perte de lait, frais vétérinaires, terrain favorable à d’autres problèmes sanitaires (retournement de caillette, rétention placentaire, mammite…), retard à la reproduction, lactation hypothéquée, temps passé aux soins… Les conseillers estiment qu’une acétonémie coûte autour de 250 € par vache touchée. « C’est une maladie métabolique de début de lactation qui engendre perte de poids, perte de lait et perte d’argent », résume Luc Manciaux, vétérinaire de BCEL Ouest.

« Si nous n’avons pas assez de recul pour voir s’il y a des différences entre les souches sur la sensibilité à l’acétonémie, les modèles d’index montrent une grande variabilité de répartition des individus d’une population. Or, ce caractère ayant la même héritabilité de 0,1 que les “cellules”, est sélectionnable. » L’acétonémie était le critère le plus facile « pour se faire les dents », avoue le spécialiste, en s’appuyant sur les dosages des corps cétoniques dans le lait du service Cétodétect. Ce caractère observé a été mis en lien avec les données génotypiques pour créer, du côté de l’Inra, l’équation de prédiction.

Index santé du pied demain ?

Quant à l’index synthèse santé, il propose une « information facile à lire ». Il est « aujourd’hui construit sur le meilleur compromis technico-économique pour progresser en élevage » : 30 % sur la santé de la mamelle, 30 % sur l’acétonémie, 30 % sur la reproduction et 10 % sur la longévité. Mais demain, l’équation évoluera « en s’enrichissant de la sortie de nouvelles notes sur la santé ». En s’appuyant sur la saisie des lésions par les pédicures pour lancer un index Santé du pied par exemple…

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