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Un coup d’avance pour rester compétitif

L’entreprise Rolland mise sur son savoir-faire technologique pour exporter. Agromousquetaires, pôle alimentaire d’Intermarché, anticipe les attentes des consommateurs pour rester dans la course. Leurs représentants témoignaient à l’AG du groupement Prestor.

Les normes environnementales ne sont pas toujours synonymes de charges ou d’investissements improductifs. Elles peuvent aussi s’avérer profitables dans certains cas si l’on en croit Béatrice Le Gall, P.-D.G. des établissements Rolland. La réglementation à poussé l’entre- prise du Nord-Finistère à développer une technologie de précision, concernant les épandages d’effluents, par exemple.

« Nous avons un savoir-faire reconnu dans les 35 pays où nous exportons. Nous y vendons du matériel à haute valeur ajoutée. Au Canada, la problématique environnementale (épandages) n’était pas contraignante jusqu’en 2010. Ils n’avaient donc pas la technologie pour répondre aux nouvelles exigences ». Idem au Mexique, où l’entreprise vend du matériel dans les grandes fermes du Nord. La main-d’œuvre mexicaine ne coûte pas cher mais le savoir-faire technologique manque.

Le bureau d’études est donc stratégique pour innover, renouveler les gammes et les options, et séduire une clientèle exigeante, y compris sur le marché français, où l’entreprise reste leader. Un marché cependant difficile car mâture, avec une forte concurrence, dans une période de crise. « Le marché export ne compense pas encore les baisses sur le marché interne, mais c’est notre objectif ».

Peu de contrats éleveurs-Intermarché

Avec 5 % du chiffre d’affaires, l’export n’est pas le socle du pôle agroalimentaire d’Intermarché. La problématique est quand même un peu la même pour rester compétitif. « Nos équipes suivent et tentent d’anticiper les attentes des consommateurs pour adapter nos produits et nos procédés de fabrication ». Là encore, il faut avoir un coup d’avance. Christophe Bonno, directeur d’Agromousquetarires, cite les attentes principales du moment : les produits « terroir », « santé » ou le bio, dont les ventes progressent rapidement.

« Nous manquons de jambons bio. Nous sommes obligés d’en importer d’Allemagne », glisse-t-il en souriant, à l’assistance d’éleveurs présents. L’entreprise entend s’approvisionner en France, au maximum, soucieuse de rassurer sa clientèle avec une origine des produits bien identifiée. Elle souhaite s’appuyer sur une contractualisation de ses approvisionnements. « C’est gagnant-gagnant. Pour nous et pour vous éleveurs », assure-t-il. Une dizaine de contrats seulement ont été signés à ce jour. La période, avec un prix de marché qui se rapproche du prix pivot, n’est pas encourageante pour engager une partie de la production.

« On le fait de plus en plus pour nos achats d’aliments », conclut Guillaume Roué, président de Prestor. « On reste sur un esprit spéculatif pour nos ventes, en espérant toujours mieux ». Le système des contrats suppose un changement des mentalités : penser marges et pas seulement prix…

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