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Le champion de la poule de race

Passionné d’aviculture, Cyril Névot, crée à 19 ans son entreprise Elsanor. Quatorze ans plus tard, il est le leader européen de la poule d’ornement avec plus de 150 000 poussins de 15 races différentes qui sortent de son couvoir chaque année.

Cyril Névot a fait de sa passion pour l’aviculture son métier. Il possède environ 5 000 reproducteurs de 15 races d’ornement différentes : Houdan, Araucana, Cochin, Sebright, Combattant Anglais, Pékin, Ohiki, Hollandaise, Poule Soie, Padoue naine, Wyandotte naine, Onagadori, Chabo… Et presque chaque race offre plusieurs déclinaisons de couleurs.

Cyril Névot est passinionné par les poules d’ornement.
Cyril Névot est passinionné par les poules d’ornement.

Au total, ce sont plus de 150 000 poussins qui sortent annuellement de son couvoir. « J’ai une super équipe autour de moi, tout le monde s’investit et tire dans le même sens. C’est ça qui me motive à me donner à fond », confie modestement l’entrepreneur.

Un petit poulailler au fond du jardin

« J’élevais mes animaux chez mes parents dans un petit poulailler au fond du jardin. Ma race de prédilection est la poule soie, c’est avec elle que je participe aux concours avicoles. » L’éleveur a déjà 7 titres de champion de France à son actif. Des titres qui contribuent à la promotion de son entreprise et prouvent ses compétences en matière de sélection. « Mon objectif est que tous les animaux qui sortent de mon élevage soient du haut de gamme. »

En 2005, après avoir terminé ses études par une formation avicole à Ploufragan (22), il transfère son élevage à Surzur (56) pour en faire définitivement son métier. « 2006 et 2007 ont été 2 années difficiles du fait des décisions politiques liées à la grippe aviaire. En 2008, suite au Salon de l’agriculture de Paris, le développement de la structure débute en douceur avec, une vente quasi intégrale de la production à une clientèle de particuliers via le site internet de l’élevage. » C’est en 2011, toujours après le Salon de l’agriculture, que les ventes aux professionnels (jardineries/animaleries) débutent. « La commercialisation se clarifie avec des jeunes sujets sexés de minimum 12 semaines et des poussins d’ornement sexés sur le printemps. »

Des poules qui pondent des œufs verts

« Depuis quelques années, on sent un réel engouement des particuliers pour les poules d’ornement. Au printemps, ils en veulent absolument pour mettre dans leur jardin et avoir des œufs à ramasser tous les jours. Ils veulent autre chose que la poule rousse standard », confie Anne Duquesne, la directrice commerciale de la société. La race Araucana est de plus en plus demandée ; cette poule originaire de la côte Ouest d’Amérique du Sud a la particularité de pondre des œufs d’une couleur bleu-vert.
2014 est une année clef pour l’entreprise avec l’ouverture d’un magasin sur la commune de Theix (56). « Nous y commercialisons toute notre gamme de poules, mais aussi des lapins, cochons d’Inde, ainsi que le matériel et l’alimentation adaptés à ces animaux », décrit Cyril Névot.

La queue du coq pousse de 1,5 m/an

Pour acquérir une poule d’ornement, il faut compter entre 25 et 35 € en moyenne par animal. Mais certaines races, très rares, se vendent à 950 € le trio, c’est-à-dire 2 poules et 1 coq. « C’est le cas de l’Onagadorie qui est la poule emblématique du Japon. Elle est très protégée et il est impossible d’en importer. J’ai acheté des reproducteurs de souche européenne en Slovénie et en Allemagne. » Les coqs ont la particularité d’avoir une queue qui pousse continuellement et qui ne mue pas. « Les souches européennes n’ont pas des longueurs de queue aussi importantes qu’en Asie, toutefois vous pouvez compter sur 1 m à 1,5 m de pousse par an, sous réserve de réussir à garder et entretenir cette queue », précise l’éleveur. Il la décrit comme la race de poule ornementale par excellence, mais réservée à des éleveurs avertis et consciencieux. Aujourd’hui, les poules de Cyril Névot se vendent partout en France, mais aussi en Italie, Belgique, Angleterre et en Espagne, une belle récompense après plus de 10 ans de travail acharné et de remises en question.

Site : www.ornement.fr

Des sites dédiés à chaque activité

La gestion sanitaire de l’élevage est unique et à l’image des grandes structures, avec un suivi mycoplasmes, salmonelles… « Nous avons des sites dédiés à la reproduction, l’incubation, l’élevage et la commercialisation », explique Cyril Névot. Il souhaite avant tout rester sélectionneur, c’est pour cette raison qu’il n’a pas de fournisseur sur les souches qu’il élève. « Chaque année, nous sélectionnons nos reproducteurs parmi nos jeunes pour la reproduction suivante. Seule exception, nous avons mis en place une structure “quarantaine” nous permettant d’acheter des races/variétés que nous n’avons pas et d’insérer, après analyse, la première génération dans notre production classique (les sujets importés ne rentrent jamais dans nos structures de production). »

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