Le bâtiment laitier adapté pour des jeunes bovins

charolaise-viande-bovine-lait-batiment-installation-investissement - Illustration Le bâtiment laitier adapté pour des jeunes bovins

Hervé Sarrazin a aménagé sa stabulation laitière pour créer un atelier jeunes bovins de 132 places, avec infirmerie, contention-pesée et embarquement, pour 200 €/place, aides comprises.

La production laitière était de 600 000 L de lait suite à la création en 2007 d’une SCL (société civile laitière) avec un voisin. Suite au départ en retraite de ce voisin et des problèmes de santé de Corinne liés à la traite, sa sœur installée avec lui, Hervé Sarrazin a fait le choix d’arrêter le lait en 2013.

[caption id=”attachment_11324″ align=”aligncenter” width=”300″]Hervé Sarrazin éleveur à Cesson-Sévigné (35) Hervé Sarrazin éleveur à Cesson-Sévigné (35).[/caption]

Les génisses ont été vendues à partir de septembre cette année-là. Mais pour des raisons de trésorerie, le producteur a continué à produire du lait jusqu’en décembre 2014. « La dernière traite ne comptait cependant plus que 15 vaches », précisait-il lors d’une porte ouverte sur l’exploitation (Gaec Montoul de la Gironnais, à Cesson-Sévigné) organisée par le groupement Ter’elevage.

37 710 € de travaux

Les travaux d’aménagement de la stabulation laitière ont débuté en avril 2014. Le premier lot de 30 JB Charolais est arrivé en mars 2014 dans la quarantaine, le 2e de 32 Jeunes bovins (JB) en octobre 2014. Le chantier s’est terminé en février dernier, représentant un coût de 37 710 €, dont 14 600 € de béton et 17 900 € de tubulaires, pour 132 places. « Au travers de son dispositif Créa’place, le groupement Ter’elevage apporte une aide de 10 000 € au producteur, ainsi que des avances de 450 € à 0 % d’intérêt sur les broutards. Une subvention de 1 600 € a également été possible via le GIE Élevages de Bretagne sur l’embarquement. Au final, le coût réel par place avoisine 200 € », détaille Jean-Louis Loreau, animateur technique Ter’elevage.

[caption id=”attachment_11322″ align=”aligncenter” width=”300″]Le quai d’embarquement en montée facilite le transfert des animaux Le racleur existant a été adapté aux nouvelles dimensions du couloir de raclage (3,60 m de largeur). La marche de l’aire de couchage vers l’aire de couchage fait 20 cm de hauteur. Le quai d’embarquement en montée facilite le transfert des animaux.[/caption]

« Les laitières étaient auparavant logées en litière accumulée sur terre, nous avons choisi de mettre en place des pentes bétonnées de 3 % qui réduisent la consommation de paille. Elle est de 3 kg/animal/jour. Le racleur existant a été adapté aux nouvelles dimensions du couloir d’exercice. Il passe deux fois par jour et entraîne les déjections vers la fumière couverte », précise le producteur. Le couloir de raclage est rainuré. La litière est répartie à l’aide d’une pailleuse. Pour faciliter la gestion sanitaire, Hervé Sarrazin dispose dans la stabulation d’une case infirmerie, et d’une quarantaine de 50 places située sur un autre site à 1,2 km, où sont aussi élevées une trentaine de femelles à l’herbe. Sur la SAU de 150 ha, poussent (en 2015) 29 ha de prairies, 8 ha de luzerne, 29 ha de maïs, 55 ha de blé, 12 ha de colza, 11 ha d’orge et 6 ha de féverole. Les 62 premiers JB ont affiché un GMQ moyen de 1 427 g sur leurs 331 jours de présence sur l’élevage, et ont généré une valeur ajoutée de 70 €/bovin/mois. Agnès Cussonneau


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