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La profession agricole réfléchit à l’injection, plus rentable

La profession agricole réfléchit à l’injection de biogaz dans le réseau par les agriculteurs, souvent plus rentable que la cogénération.

Souvent plus rentable que la cogénération, l’injection du biogaz dans le réseau est une solution qu’examinent les Chambres d’agriculture, mais pour cela il faut rendre l’injection accessible aux petites unités de méthanisation. Des pistes sont à l’étude. La cogénération est une production conjointe d’électricité et de chaleur issues de la combustion. Valoriser l’électricité ne pose pas trop de difficultés : l’électricité est envoyée dans le réseau électrique. Pour valoriser la chaleur, l’agriculteur méthaniseur peut l’utiliser pour chauffer ses propres bâtiments ou des activités adjacentes. Mais la cogénération « n’est pas le débouché le plus porteur » : pendant toute une période de l’année, une grande part de l’énergie n’a pas de valeur économique. Les professionnels cherchent donc à creuser la question de l’injection du biogaz. Jusque-là cette solution s’est heurtée aux coûts élevés du raccordement au réseau de gaz. Il faut non seulement rejoindre une canalisation approvisionnant une station, mais aussi purifier le biogaz, et au besoin l’enrichir. De plus, pour justifier un branchement, il faut produire de grandes quantités de biogaz.

Pour étendre l’accès de l’injection à un grand nombre de candidats, l’APCA envisage une formule qui consisterait pour les agriculteurs à comprimer le biogaz en bonbonnes, qui seraient ensuite transportées dans des stations collectives d’injection ou de carburant de biométhane pour les véhicules. Cette solution existe en Finlande, pays qui pratique aussi l’auto-consommation de biogaz à la ferme (pour les tracteurs et véhicules de ferme). L’auto-consommation est une voie à laquelle songe également l’APCA.

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