Productions Agricoles

À la recherche d’un maïs toujours plus digestible

LG fête le 10e anniversaire de son maïs HDI, hautement digestible. Les surfaces destinées à ces variétés augmentent. Ainsi en 2015, 1 ha de maïs fourrage semé sur 10 était du HDI.

« 30 à 35 % du coût de production du lait sont liés à l’alimentaire. On peut faire progresser ce pourcentage en poursuivant l’amélioration génétique des maïs et en travaillant en parallèle sur les rations », déclare Franck Bigot, responsable commercial chez Limagrain semences. Le semencier consacre 15 % de son chiffre d’affaires à la recherche. « En 20 ans, en Bretagne, le gain grâce au progrès génétique a permis de passer de 7 t de MS produit par dose de maïs à 8,5 t. Nous avons aussi gagné 0,2 point d’UFL, amélioré les valeurs Dinag, la résistance à la verse et la tolérance aux maladies. »
1 ha sur 10 semé en HDI

LG semences a mené une enquête en 2014 auprès d’éleveurs pour déterminer leurs objectifs lors du choix d’une variété de maïs fourrage. « Sur 740 réponses, nous constatons que la digestibilité est un critère de plus en plus pris en compte par les éleveurs. C’est tout de même le rendement et la valeur alimentaire qui priment lors du choix de la variété », explique François Bizeul, responsable nutrition animale chez LG. Le semencier effectue un gros travail depuis plus de 10 ans sur la digestibilité du maïs. « Nous avons lancé en 2005 les premiers hybrides HDI, une gamme de maïs hautement digestibles. En France, aujourd’hui, sur les créneaux précoces et demi-précoces 1 ha semé sur 10 est HDI. La gamme totalise 13 variétés de maïs fourrage HDI dont 5 se classent parmi les 10 les plus semées dans le pays. » Les responsables de chez LG constatent que le secteur laitier évolue rapidement avec des exploitations qui s’agrandissent, choisissent d’installer des robots de traite remplaçant la salle de traite traditionnelle. Tout cela pousse de plus en plus à laisser les animaux en bâtiment, faute de pâtures suffisantes.

Améliorer la digestibilité des tiges et feuilles

« Ces éléments tendent à nous faire dire que la part de maïs dans la ration va continuer d’augmenter. L’objectif des variétés HDI est de permettre la valorisation des UF situées dans les fibres, par une meilleure digestibilité de la partie tiges et feuilles tout en alimentant et en préservant la flore cellulolytique du rumen », précise François Bizeul. Le semencier poursuit la recherche pour pouvoir proposer demain des solutions innovantes à tous les éleveurs et en particulier des hybrides avec des fibres toujours plus digestibles. Nicolas Goualan

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