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Chariots télescopiques

Bien entretenir pour faire vieillir

7 000 h au compteur, le précédent télescopique est resté 12 ans sur l’élevage. L’entretien quasi-quotidien d’un matériel généralement sollicité fait aussi la différence.

Sur cette exploitation bretonne, le chariot télescopique précédent a été conservé près de 12 ans. Une belle carrière pour un engin généralement renouvelé plus fréquemment. « Les tracteurs sont remplacés plus rapidement. Mais pour le télescopique, quand nous avons voulu le changer à 4000 h au compteur, les devis des concessionnaires ne nous convenaient pas. Les pneus en fin de course en dépréciaient trop la valeur. » Finalement, des pneus neufs ont été achetés et le chariot est reparti pour un tour, jusqu’à approcher les 7 000 h.

Du matériel en bon état pour être mieux repris

Faire bien vieillir le matériel est aussi une habitude de la maison. « En prévention, nous sommes très assidus sur l’entretien », expliquent en chœur les deux associés. « Nous voulons absolument limiter les risques de panne car le télescopique sert tous les jours de l’année, sans exception. » Sans oublier que pour ces amateurs de beau matériel, s’atteler à maintenir les machines et équipements du parc « en bon état » paye au moment du renouvellement : « Les concessionnaires accordent un bonus. À l’arrivée, nos efforts valent de l’argent à la reprise. »

Le niveau d’huile moteur est vérifié plusieurs fois par semaine
On ne déroge pas à l’entretien du matériel. Le niveau d’huile moteur est vérifié « plusieurs fois par semaine ».

En routine, les éleveurs « vérifient les niveaux d’huile moteur et hydraulique le plus souvent possible, c’est-à-dire plusieurs fois par semaine. Pour l’un, on soulève le capot, pour l’autre. C’est simple, une bulle à niveau située près de la portière permet de contrôler tout le temps d’un coup d’œil. » Et dès que les conditions sont poussiéreuses, sur des chantiers de paille ou de foin, il faut « souffler les filtres, nettoyer les grilles qu’on voit s’encrasser » en rentrant au bâtiment. Sans oublier un graissage fréquent des articulations, une vidange toutes les 250 h avec changement de filtre à huile et graissage complet (roues…), le suivi du niveau de liquide de refroidissement… « Ce n’est jamais du temps perdu. »

Les 40 km / h sur route appréciés

Le nouveau chariot, un Agrovector Deutz Fahr 37.7, a été livré au début du printemps. « Pour le choix, nous avons surtout regardé de près les 7 m de longueur de bras, les 3,7 t de charge potentielle pour porter notre godet désileur de 3 m3, et bien sûr le débit hydraulique, ainsi que les conditions de financement à 0,49 % que proposait ce constructeur », expliquent les utilisateurs qui apprécient « sa boîte Powershift 6 vitesses avec commande sur le levier de contrôle après la boite mécanique 4 vitesses commandée par un levier et un petit bouton de débrayage sur le précédent modèle ». Surtout, le nouveau télescopique va plus vite sur la route : « 40 km / h contre environ 30 km / h pour l’ancien », ce qui était devenu rédhibitoire pour les chantiers éloignés.

Indispensable clim’ en cabine

La climatisation est jugée « indispensable » : « une cabine de télescopique est plus petite que celle d’un tracteur et présente beaucoup de surface vitrée. L’enceinte chauffe plus vite et comme on travaille porte fermée pour garder la cabine propre, la clim’ est obligatoire. Même l’hiver pour désembuer… C’est finalement l’option dont nous nous servons le plus. » Les associés ont aussi opté pour « un siège de qualité (marque Grammer) puisque les télescopiques ne sont pas équipés de pont suspendus ». Une qualité de l’assise primordiale pour un matériel utilisé tous les jours sans exception.

La consommation surveillée de près

En cabine, les indications supplémentaires du tableau de bord, « comme le compte-tours », sont un plus. Peut-être qu’un jour, « on nous proposera la consommation instantanée de fuel à l’écran. » Une consommation que les éleveurs surveillent toujours de près grâce au compteur installé sur le pistolet de leur pompe à carburant. « Nous relevons toujours le nombre de litres apportés par rapport au nombre d’heures de travail effectuées. » Très contents de leur ancienne machine qui utilisait « 4 L / h tout confondu », il y avait une certaine inquiétude en optant pour un modèle d’une autre marque, plus puissant (125 cv contre 100 cv auparavant) et avec davantage de débit hydraulique… Mais les premiers mois d’utilisation ont été rassurants : « La consommation est de 4 L / h pour la reprise et la distribution du maïs ensilage au godet. Elle monte à 5 L quand on fait de la route ou un chantier de fumier. Pour l’instant, on ne se plaint pas du tout de ces performances… » Toma Dagorn

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