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Formations : des métiers qualifiés en agriculture

Avec des élevages grandissants et des départs en retraite, les producteurs bretons embauchent. Des formations existent pour apprendre des métiers de plus en plus techniques.

Sur un marché de l’emploi qui vacille, l’agriculture se distingue. La région, concentrée en élevage et en culture, embauche à tour de bras. « Il y a plus de salariés que d’exploitants en Finistère depuis cette année. C’est une main-d’œuvre qui ne se voit pas, puisqu’elle est éparpillée sur tout le département. Au total, 9 460 salariés agissent sur le territoire pour 9 107 exploitants », commente Gilles Burel, animateur à l’Association Emploi Formation du Finistère. Ces chiffres, il les tire du rapport annuel réalisé conjointement entre la MSA, l’AEF, mais aussi Pôle emploi et la Chambre d’agriculture. Ce recueil permet de déterminer le besoin en formation des entreprises du secteur agricole. « Malgré la conjoncture difficile connue par la profession, il faut aussi parler des trains qui arrivent à l’heure. Le secteur embauche et forme toute personne souhaitant évoluer dans un milieu professionnel actif », ajoute-t-il. Ce parcours formateur pouvant être financé, Bénédicte Daniel et Manon Olivré l’ont connu et s’épanouissent aujourd’hui pour l’une en élevage laitier, pour l’autre en production porcine.

Des chevaux aux vaches

Après avoir travaillé dans le milieu équin, Bénédicte a souhaité changer de métier. « Suite à un stage de découverte Adema permettant de découvrir le milieu, j’ai suivi une formation pour adultes au centre de Saint-Ségal. À la clé : un emploi dans cet élevage de Briec où je réalise la traite mais aussi la distribution de l’aliment et les soins aux animaux », décrit-elle. Signe d’une bonne intégration, la jeune femme continue les formations, notamment pour les vêlages ou pour les inséminations qu’elle réalise elle-même. « Le travail en élevage n’est pas incompatible avec la vie de famille, les horaires sont comparables à d’autres métiers ». La salariée se souvient tout de même de difficultés rencontrées, lors de sa recherche d’emploi : « Ne pas être fille d’exploitant est une barrière parfois, mais les formations m’ouvrent des responsabilités ».

Passion du cochon

L’expérience de Manon Olivré est similaire. « On me regardait avec des gros yeux quand j’ai annoncé vouloir travailler en élevage porcin, n’étant pas issu du milieu agricole. Je démarre en janvier prochain dans un élevage de Taulé, et j’ai plaisir à assurer les tâches de maternité, de soins ainsi que la gestion des mises bas. Je n’ai eu aucun mal à trouver ce poste, tout s’est fait de bouche-à-oreille il y a 2 mois », confie-t-elle, avant d’ajouter « Il ne faut pas forcément être courageux pour les métiers d’élevage, il faut être passionné ». Plus tard, elle envisage une montée des échelons, pour prétendre à des postes de chef d’élevage ou de technicienne. Fanch Paranthoën

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