Productions Agricoles

bovins viande : Une ration alimentaire tous les deux jours

Réduire le temps d’astreinte est possible sur les élevages en bovins viande, en ne distribuant la ration alimentaire qu’un jour sur deux. Des expérimentations prouvent l’absence d’impact.

Réduire le temps d’alimentation du troupeau peut intéresser certains éleveurs, notamment pour pouvoir profiter davantage des week-ends. Passer à une distribution un jour sur deux est possible sans impacter négativement la productivité. C’est ce qui a été testé sur les stations des Établières (dans les Deux-Sèvres) et de Jalogny (Saône-et-Loire) avec des vaches charolaises.

Gain de 3 h par semaine

« Le passage de la distribution d’une ration quotidienne à trois ou quatre apports par semaine n’a pas détérioré les performances des animaux », notent des chercheurs de l’Institut de l’élevage et de l’Inra. « Le gain de temps est de l’ordre de 3 heures par semaine et apporte de la souplesse dans l’organisation du travail. »

« Les animaux consomment 75 % du fourrage distribué le premier jour. Le lendemain, il suffit de leur rapprocher ce qui reste. Pour régulariser le niveau d’ingestion, il est conseillé de mettre du fourrage grossier (foin de 1re coupe ou paille de qualité correcte) à disposition en libre-service », ajoutent les scientifiques.

Il y a peu de risques que les ensilages et les enrubannages ne chauffent en hiver. En période estivale, les producteurs devront toutefois être plus vigilants, « car la reprise des fermentations peut avoir des conséquences sur la qualité du fourrage distribué et donc sur les performances des animaux, en particulier à l’engraissement. » Pour le concentré, il sera délivré en même temps que le fourrage, c’est-à-dire 3 à 4 fois par semaine lorsque les quantités sont inférieures à 1 kg par animal et par jour. Si elles sont supérieures, un apport quotidien devra toutefois être réalisé.

Plus de calme

Autre intérêt de cette réduction des apports : la tranquillité des animaux. « Lors des essais réalisés sur les sites expérimentaux, il a été constaté que les animaux sont plus calmes que lorsque les aliments sont distribués tous les jours. » Dernière recommandation : « Pour les lots de grande taille et avec des besoins élevés (les génisses en croissance par exemple), il convient d’être attentif aux phénomènes de concurrence qui limiteraient l’accès à l’auge pour certains animaux. »

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