Productions Agricoles

Une nurserie saine et tout le potentiel des génisses s’exprime !

Bâtiment Fin 2012, à Gévézé (35), Anthony Bedin construit une nouvelle nurserie. Meilleur emplacement, ventilation efficace, confort pour les animaux et l’éleveur… Tous les critères sont maintenant réunis pour réussir cette étape cruciale de l’élevage de génisses.

En 2012, Anthony Bebin se pose la question de réaménager sa nurserie : « À l’époque, nous avions 6 cases individuelles extérieures pour les jeunes génisses. Pour le démarrage, c’est l’idéal. En revanche, nous n’en avions pas assez et nous constations que la collecte des jus était difficile. De plus, nettoyer ce type de case l’hiver est une véritable contrainte », explique l’éleveur. Après ce passage en case individuelle, les génisses étaient transférées dans une nurserie collective. Avec des vêlages groupés sur 6 mois, les cases étaient vite saturées, notamment sur les derniers mois de l’année, toujours humides et froids. « En plus d’une exposition au nord, la ventilation n’était pas optimale. Résultat, de fortes variations de température étaient sources de maladies chez les veaux ». Même en la rénovant, Anthony estime que le mauvais positionnement de cette nurserie sera toujours source de soucis sanitaires. C’est pourquoi il décide la construction d’un nouvel espace pour le démarrage de ses génisses. « J’aurais pu investir sur des niches extérieures, mais j’ai choisi de construire un nouveau bâtiment afin de mobiliser moins d’espace et de diminuer les coûts globaux ». Le nouveau bâtiment est destiné aux génisses de 0 à 2 mois.

Repères

  • EARL Bebin
  • 50 VL présentes
  • 500 000 L produits
  • 80 ha de SAU dont 40 ha de cultures de vente, 20 ha de maïs, 15 ha d’herbe et 5 ha de luzerne

Un brise-vent pour limiter les courants d’air

L’agriculteur l’a positionné en face de la laiterie pour porter le lait plus facilement. Il a pris soin de l’orienter le plus possible à l’est, pour que les veaux profitent au maximum du soleil  du matin. Mono-pente, le bâtiment mesure 1,80 m au plus bas, afin que l’éleveur circule facilement. Les ouvertures et la ventilation ont été adaptées aux besoins de luminosité du bâtiment. L’avant de la nurserie est fermé à l’aide d’un brise-vent Cellorouleur®. Les veaux profitent ainsi de l’air et du soleil en période de beau temps. « Pour assurer une ventilation sans courant d’air, le Cellorouleur® est muni d’un double filet. Une maille EB 98 sur les deux tiers du bas du filet laisse passer 2 % d’air. Un matelas d’air se forme sur la partie basse, sur laquelle s’appuie la ventilation créée par la seconde maille EB 95 située sur le haut du filet. Si ce matelas d’air n’existait pas, l’air retomberait directement sur les veaux », insiste Gurvan Talvas, technicien Cultivert à Combourg (35). Un second brise-vent est installé à côté des cases collectives pour en faciliter le nettoyage. Pour un maximum de confort, le 1er jour de vie, Anthony Bebin dispose un panneau polyuréthane sur la case, ce qui crée une véritable niche à l’abri du froid, propice à l’accueil du jeune veau.

Anthony Bebin et Gurvan Talvas, technicien Cultivert
Anthony Bebin et Gurvan Talvas, technicien Cultivert : « Accueillir le veau dans de bonnes conditions est essentiel pour réussir le démarrage des génisses ».

Nettoyage facile

À l’intérieur, la nurserie est équipée de 2 niches collectives et de 15 cases individuelles. Ces dernières sont surélevées et sur caillebotis. « D’une dimension de 1,81 m sur 0,92 m avec une partie haute barreaudée, elles respectent les normes bien-être en vigueur », explique le technicien. Le châssis est galvanisé et les séparations en PVC. Le tout est facilement démontable pour plus de confort au nettoyage. Toujours pour un gain de temps et d’efficacité au lavage, les caillebotis antidérapants de chaque case sont indépendants entre eux. Chaque case se nettoie donc individuellement. « J’ai plus de cases que de veaux. Je les nettoie seulement quand il y en a plusieurs de vidées et par beau temps. Cela limite le temps d’inconfort des veaux qui peuvent être gênés par le nettoyage ». Petite astuce, le producteur dispose un morceau de filet brise-vent sur le caillebotis pour tirer la paille en une seule fois.

Enfin, il a prévu une gouttière qui court sous les cases pour l’évacuation des jus. La litière reste ainsi sèche. Pour alimenter les veaux, chaque case est équipée de 2 porte-seaux rabattables. La paille fraîche est distribuée dans un râtelier en hauteur, commun à deux cases. S’il faut isoler une des génisses, une séparation pleine peut s’ajouter au bout des cases afin d’éviter tout contact entre les animaux sains et malades. « Mais, depuis l’installation de mes cases, il n’y a plus de diarrhées, ce qui a pour conséquence directe la réduction de mes frais vétérinaires ». Aujourd’hui, Anthony Bebin est pleinement satisfait de sa nouvelle organisation. Le gain de temps est considérable. L’éleveur souhaite encore faire évoluer le système avec l’installation à terme d’un taxi à lait. Enfin, avec 15 places disponibles, le bâtiment pourra s’adapter à une éventuelle augmentation de cheptel. « Le démarrage des veaux ne doit pas être négligé pour assurer un renouvellement correct du cheptel. La nouvelle nurserie préserve la santé et donc le potentiel de mes jeunes génisses », conclut-il.

Contacts Cultivert

  • Landerneau : Pierre Leroy au 06 63 37 20 44
  • Carhaix et Quimper : Jacques Cosmao au 06 63 33 31 97
  • Quimperlé et Pontivy : F. Bernard au 06 30 42 13 06 et A. Bily au 06 63 34 42 61
  • Lamballe : Patrick Briens au 06 63 33 46 72
  • Guingamp et Mûr-de-Bretagne : Julien Amiry au 06 72 56 59 08
  • Combourg : Gurvan Talvas au 06 22 44 39 47
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