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La nouveauté Menhir

Le comportement de la variété d’échalote Menhir de l’OBS était observé lors d’une visite de parcelle à Plouescat.

Menhir : variété prometteuse. C’est ce qu’a pu constater un groupe d’agriculteurs conviés à une visite de parcelle d’essai à Plouescat. « C’est un croisement datant de 2004, et ses qualités premières sont une bonne tolérance résistance aux maladies et des qualités  de conservation meilleures que Longor » indique Vincent Martin, sélectionneur à l’OBS, obtenteur de la variété. Menhir a donc de sérieux atouts sur le plan sanitaire : plus tolérante à la fusariose et peu sensible à la bactériose de conservation. Avec un bulbe légèrement plus long et une tunique cuivrée légèrement rosée, elle se distingue par un taux de division significativement plus faible que le témoin. Ce désavantage est pallié par des bulbes de poids supérieur et un rendement avec un gain de 8 % selon une étude menée par Claire Gouez de la Chambre d’agriculture. Moins ridée que Longor en longue conservation du fait de la très bonne tenue de ses tuniques, elle a le gros avantage d’être moins sensible à la germination.

Diminuer ses coûts de stockage

Une meilleure tolérance à la germination et à la bactériose est synonyme d’un coût de conservation inférieur. Menhir se distingue également de ce côté : « Utiliser des moyens naturels de conservation, diminuer les coûts de stockage et limiter l’utilisation de produits phytosanitaires font partis de mes objectifs. Le client est sensible à ces critères », affirme Hubert Le Nan, exploitant la parcelle d’essai. La peau plus épaisse de Menhir lui confère une faculté à mieux se comporter lors de la conservation. La variété sera disponible à la plantation de 2015, avec 20 tonnes de disponibles.

Conservation par thermothérapie

Méthode : 4 jours à 36°C ou 5,5 jours à 33°C ou 7 jours à 30°C. La thermothérapie à 36°C est la plus efficace. Dans le cas où le tas n’arrive pas à monter en température, contrôler l’étanchéité du circuit d’air et compenser la moindre montée en température par la durée. Avant la récolte, contrôler les sondes de température à l’aide de thermomètres de contrôle ou auprès des  installateurs.

État des lieux de la culture

Cette journée aura également permis de faire le point sur l’année en cours. La maturité des parcelles est plutôt précoce, en lien avec des températures supérieures  à la moyenne et une luminosité importante sur le mois de juin. Les faibles précipitations des dernières semaines ont amené un décrochage des bulbes dans certaines parcelles, provoquant une coupure de l’alimentation en eau des feuilles. Concernant les maladies du feuillage, le mildiou n’a été observé que tardivement sur les parcelles bio. Le Botrytis Squamosa a été repéré sur certaines cultures conventionnelles et bio, mais sans gravité. Le mois de juin particulièrement sec a favorisé les maladies racinaires comme la fusariose et la pourriture blanche. Ces dernières ont tout de même été contrôlées par les protections phytosanitaires. Pour les maladies de conservation, Botrytis allii a été détecté sur 6 parcelles (4 en bio et 2 en conventionnel) sur les 21 suivies par le réseau. Fanch Paranthoën

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