Les éleveurs rencontrent les candidats aux européennes

coordination-rurale-election-europeenne-candidat-exploitation-gilles-guillou - Illustration Les éleveurs rencontrent les candidats aux européennes

Les candidats aux élections européennes ont rencontré les présidents de la CR des quatre départements bretons sur une exploitation des Côtes d’Armor afin d’échanger sur les sujets agricoles.

Les présidents de la Coordination rurale (CR) des 4 départements bretons ont décidé d’inviter l’ensemble des listes se présentant aux prochaines élections européennes sur la circonscription Ouest à venir débattre avec eux des sujets agricoles. « L’Europe a une influence importante sur l’agriculture en général et sur notre métier au quotidien », lance Jean-Michel Favennec, président de la CR Bretagne. Les représentants de 6 listes candidates aux élections européennes ont répondu à l’invitation du deuxième syndicat agricole breton.

Des prix pas des primes

Les débats se sont déroulés le 20 mai chez Gilles Guillou, producteur de lait et de volaille à Grâces (22). L’éleveur annonce d’entrée : « pour ma part, je n’attends plus rien des politiques. » Jean-Michel Favennec a rappelé que leur syndicat s’est créé suite au mauvais projet de réforme de la Pac en 1992. « Depuis ce jour, nous réclamons une réforme en profondeur de la Pac. Celle-ci doit être en mesure d’assurer aux agriculteurs français et européens des revenus décents grâce à des prix rémunérateurs pour leurs produits et pas avec des primes. » Il poursuit : « À quelques jours du scrutin, nous souhaitons profiter de ce moment pour échanger sur l’agriculture, et plus spécifiquement sur la Pac et le traité transatlantique afin d’écouter vos projets pour l’Europe. »

Ce fameux traité de libre échange qui, selon les candidats aux européennes, sans les élections aurait été signé en « catimini » et aurait eu des conséquences désastreuses sur notre agriculture. Les représentants de la CR affichent des objectifs clairs qui doivent être défendu par les futurs élus : « Il faut protéger l’agriculture européenne de la concurrence des autres agricultures mondiales par des droits de douane variables aux frontières de l’UE. Il faut aussi refuser les importations dont les normes de production ne correspondent pas aux normes européennes (bœuf et volaille aux hormones, poulet chloré, production sans contraintes environnementales…). Il est primordial de lutter contre la concurrence déloyale en matière sociale et environnementale au sein de l’UE en travaillant sur l’harmonisation des normes. » Nicolas Goualan


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