C’est un petit appareil automatique qui gagne à être connu. Il est même qualifié de « magique » par un de ses utilisateurs : Patrice Quéméneur. À la tête d’un troupeau laitier de 50 vaches à Milizac-Guipronvel (29), il a acheté il y a deux ans ce Batt-Latch. Ce programmateur d’ouverture de portillon est surtout utilisé chez le Finistérien « du début de printemps jusqu’au début de l’automne. Dès le matin, je programme le boîtier à relâcher le fil à 6 h 30 quand les vaches sont exclusivement à l’herbe, ou à 5 h 30 quand du maïs est introduit dans la ration, afin qu’elles mangent avant de rentrer en salle de traite, à 7 h ». Quand de l’ensilage est distribué avant la traite, le troupeau peut sortir sitôt le lait recueilli. « Ça me fait gagner énormément de temps, environ une demi-heure par jour ».
Je gagne une demi-heure par jour
Concrètement et une fois l’horaire programmé, le boîtier va faire tourner une toute petite manivelle qui retient le ressort fermant un paddock. Ce ressort est ainsi libéré, les animaux peuvent emprunter le chemin qui mène au bâtiment. Quand l’agriculteur démarre sa journée, « elles sont toutes là, elles ont pris le coup ». Même chose pour la traite du soir : la voie est libre à 16 h pour remonter vers l’étable. « Mais je l’utilise surtout pour le matin : en journée, les vaches traversent une route. De nuit, elles restent à côté du bâtiment ». Pour ce qui est du temps d’adaptation des femelles à cette ouverture automatique, « seulement 2 à 3 jours sont nécessaires ».


Déplaçable sur les paddocks
Patrice Quéméneur a placé 2 poignées de part et d’autre du système : l’un côté boîtier, l’autre à l’extrémité de la fermeture à ressort. « Je peux ainsi facilement le déplacer d’un paddock à l’autre ». Équipé d’un panneau solaire, ce Batt-Latch du fabricant Gallagher est autonome en énergie.

À l’aide des touches, « il est possible de mémoriser autant d’heures d’ouverture que l’on souhaite ». Ainsi, les horaires peuvent être différents d’un jour à l’autre, retardés par exemple le dimanche pour démarrer son travail un peu plus tard.
Fanch Paranthoën
Prévoir de bons piquets
Céline Nokerman, technico-commerciale au Comptoir de l’Élevage à Bourg-Blanc (29), explique proposer ces boîtiers « pour faire gagner en tranquillité et en sérénité. Pour les agriculteurs qui sortent leurs vaches, c’est une façon d’optimiser le pâturage ». Pour un bon fonctionnement, elle conseille de « bien préparer les chemins d’accès, et de prévoir de bons piquets fixes à chaque paddock ». Enfin et au niveau de l’apprentissage du troupeau, elle fait observer que « les vaches entendent le bruit de relâchement du ressort. Elles s’habituent très vite ». Ce boîtier batt-Latch est vendu autour de 500 €.
