Lors de l’assemblée générale du Groupement des éleveurs charolais d’Ille-et-Vilaine (Gerbociv) le 30 juin, une visite du Gaec Masson à Pocé-les-Bois a été organisée. Sur l’exploitation, l’activité bovin viande en système naisseur – engraisseur charolais, qui repose actuellement sur une quarantaine de vêlages par an, complète l’atelier laitier de 180 vaches laitières Prim’Holstein produisant 1,8 million L de lait. Le cheptel allaitant est séparé sur deux sites.
La Charolaise arrivée en 1996 sur la ferme
À l’origine, trois frères, Hervé, Loïc et Francis Masson, s’étaient installés ensemble en 1991 sur la commune de l’Est d’Ille-et-Vilaine. Ils avaient lancé l’atelier charolais avec 12 vaches achetées en Saône-et-Loire. Au départ en retraite de Francis en 2024, deux cousins de la génération suivante, Alexis et Evan, se sont installés avec Hervé et Loïc, ajoutant 60 ha de terres.
Un GMQ boosté par le maïs
Tous les animaux charolais sont engraissés et le système s’est intensifié depuis l’arrivée des jeunes agriculteurs. Alors qu’auparavant les mâles étaient élevés en bœufs vendus à 25 mois dans la filière BNR de la SVA Jean Rozé, aujourd’hui, les éleveurs produisent des jeunes bovins de 20 mois. Les génisses qui étaient commercialisées à 30 mois sont désormais vendues à 26 mois. « Pour intensifier la conduite, les surfaces en maïs ont été accrues. »
La ration en engraissement est constituée de 7,8 kg MS d’ensilage de maïs, de 3 kg de maïs épi, d’1,7 kg de tourteau de soja et de 0,5 kg de paille broyée. Sur 2025, les poids des animaux varient entre 488 kg pour les taurillons et 458 kg de carcasse pour les génisses finies. Les femelles affichent des rendements moyens autour de 53-55 % et les mâles autour de 60-62 %.

Double période de vêlage
Les vêlages sont groupés sur deux périodes (une période par site d’élevage) : au printemps (mars-avril) et en automne (fin août-début septembre). S’agissant de la reproduction, l’élevage n’utilise qu’un seul taureau de monte naturelle. « Des IA sont réalisées sur les génisses que nous souhaitons garder », précisent les associés. L’âge moyen au premier vêlage se situe à 30 mois et l’IVV moyen se positionne à 378 jours et même à 374 jours entre les 1er et 2e vêlages. Sur la dernière campagne, 50 veaux sont nés dont 15 sont issus d’IA.
Agnès Cussonneau
Valorisation des fonds de vallées
« Notre objectif est d’accroître le nombre de vaches allaitantes à 50 dans un premier temps. Le cheptel allaitant nous permet un complément de revenu par rapport au lait. Il valorise aussi les nombreuses prairies en fond de vallée de l’exploitation, qui seraient impossibles à cultiver », soulignent les éleveurs dont le parcellaire est traversé sur 4 km par la Vilaine. Les vaches laitières sont en bâtiment toute l’année depuis 2000. Elles sont traites dans un bâtiment spécifique qui abrite la salle de traite 2×16 double équipement et des niches pour les veaux. La SAU totalise aujourd’hui 220 ha dont 70 ha de prairies, 95 ha de maïs ensilage et 55 ha de blé.
