« Mon prédécesseur avait réalisé un très bon travail, en créant des petites parcelles de 4 à 5 ha au sein desquelles j’ai fait des paddocks de 1,3 à 1,4 ha ». Pour Kévin Tymen, ces champs bordés d’arbres sont une force, surtout après les fortes chaleurs que nous avons connues cette semaine. Aussi, l’éleveur de Plonévez-Porzay (29) apprécie avoir repris récemment des terres, la surface d’herbe a augmenté mais le nombre d’animaux est pour l’instant resté le même.
La pousse mesurée lundi dernier affichait 42 kg MS/ha/jour, soit un chiffre « en dessous de la moyenne mesurée depuis mon installation en 2020, qui s’établit à 54 kg MS/ha/jour ». Le Finistérien fait même remarquer que cette mesure hebdomadaire est « en dessous de la moyenne de juillet/août ». Signe d’une pousse moins importante, la barre symbolique des 100 kg MS d’herbe est approchée tous les ans, sauf pour cette campagne 2026 où les prairies ne produisent pas plus de 70 kg.
Les précipitations sont absentes depuis une quinzaine de jours, « mais mes sols sont de qualité, avec de la profondeur, et conservent leur réserve hydrique. La fraîcheur du bord de mer est également la bienvenue ». Sur les 31 ha de nouvelles parcelles semées cette année, les levées se sont très bien déroulées, puis le manque de température a freiné l’implantation. Les champs se sont salis. Pour retrouver de la propreté, « je fauche avant d’introduire les génisses et le taureau, ainsi que des jeunes vaches sans production laitière car vides, gardées suite à la FCO ». Une cinquantaine d’individus broutent ces paddocks. « J’observe une bonne repousse, mais je sais qu’il va falloir du temps pour se débarrasser des rumex. »
Chaleur et chaleurs
Le coup de chaud va peut-être laisser des traces au niveau reproduction. Un contrôle de gestation dans le lait a été effectué mardi et mercredi derniers. « Je saurai dans une semaine l’impact de la canicule. À priori et à cause d’un passage en double traite qui sollicite plus les femelles, le taux de réussite des IA risque d’être moins bon ». Ce choix de revenir à 2 traites par jour s’est imposé. « J’ai 30 vaches de moins à traire. J’essaie de me rapprocher le plus possible du litrage de l’année dernière pour limiter la casse ». Cependant, les samedis et les dimanches, un seul passage dans la salle de traite est conservé pour soulager le travail et gagner en confort, « ce qui facilite au passage le remplacement ».
Fanch Paranthoën
Civam 29 : 02 98 81 43 94
Repères : 18 litres de production journalière ; 48 de taux butyreux ; 37 de taux protéique ; La moitié des veaux sont sevrés ; Poids visé au sevrage : 125 kg.
Zone intermédiaire
Philippe Aubert – Plesder (35)
Nous sommes au 3e tour de pâturage, avec un fil avant et des paddocks de 1,4 ha pâturés deux jours par 45 vaches laitières. La production atteint 700 litres de lait par jour. Nous passons en monotraite jusqu’à mi-octobre, afin de se dégager du temps. Les stocks sont bien avancés : beaucoup de report de l’année dernière, environ 90 t MS (foin, enrubannage, ensilage de maïs), 80 t MS d’ensilage au printemps, et dernièrement 15 t MS d’enrubannage riche en trèfle. Nous avons aussi 7,5 t MS d’un enrubannage plus fibreux destiné aux génisses, et 2,5 t MS de foin. Il reste 20 ha de foin à récolter, soit environ 40 t MS. e
Adage : 02 99 77 09 56
Zone favorable
Salomé Guillemaud – Ferme de la Coulée douce – Helléan (56)
Le tour de pâturage se passe bien avec toujours 10 L/VL/j. Le printemps a permis de faire les travaux de fauche dans de bonnes conditions : 150 bottes d’enrubannage prévues, soit 75 jours de stock et 200 bottes de foin. Par contre, le manque d’eau et la chaleur persistante vont bloquer la pousse de l’herbe. De plus, elle peut griller et donc diminuer l’apport nutritif. Je reste zen car mon chargement est faible : 0,7 UGB par hectare. J’espère pouvoir gérer sereinement cette période, mais je n’exclus pas de passer une partie de la ration en enrubannage d’ici 15 jours. Cela serait vraiment tôt dans la saison.
Civam 56 : 07 60 10 22 64
Zone intermédiaire
Christophe Caro – Plémy (22)
Depuis les foins du 11 juin, les fauches sont terminées sur la surface accessible aux VL et tous les paddocks entrent dans le circuit de pâturage pour des délais retour de 35 à 40 jours, avec 40 ares/VL. J’espère retrouver les parcelles fauchées vers le 20 juillet. Avec une ration pâturage plat unique, 1 kg de céréales et des minéraux, les vaches produisent 21 kg de lait à 42 de TB et 33 de TP avec un stade de lactation de 9 mois. Je trais 26 vaches et 12 sont taries. Les vêlages, initialement prévus en mars avant le passage de la FCO, vont reprendre. Au 1er juillet, on ne sera plus qu’à 10 jours d’avance au pâturage, on entamera le maïs ».
Cedapa : 02 96 74 75 50

