Aujourd’hui, pour Maxime Gasrel, c’est jour de mise en route. Le Costarmoricain vient d’investir dans un tout nouveau groupe Kuhn FC 9330 RA jugé. « Équipé de conditionneurs à fléaux, l’ensemble travaille sur une largeur de 9,3 m. », détaille l’entrepreneur. Il est bien sûr possible de faucher à plat. Pour faire un bon ensilage d’herbe, la recette recommandée par l’ETA Gasrel privilégie d’ailleurs une fauche à plat. Puis un passage d’andaineur à tapis (modèle Roc depuis 2017) qui travaille sur 7,60 m « pour simplement retourner le fourrage » ramassé à l’aide d’un pick-up. « S’il fait beau, selon les conditions de séchage, après trois jours, on obtient un produit homogène. Autre intérêt, dès que tu andaines, les silos ne coulent plus. »


Andain variable
Les regroupeurs à tapis apportent « de la polyvalence » permettant aussi d’obtenir directement un andain de largeur variable. De 1,8 m pour un ramassage au pick-up des presses enrubanneuses ou d’une autochargeuse. Jusqu’à 3,5 m de largeur d’andain sur des petits volumes de fauche « afin de gagner sur le séchage et économiser un passage d’andaineur » avant un ramassage à l’ensileuse (machine de 3,6 m à l’ETA). « Cet étalement apparaît comme un compromis intéressant quand on se passe du fauchauge à plat que nous conseillons. Sinon, dans un gros andain, une partie de l’herbe ne voit pas le soleil et n’est pas préfanée. Le fourrage ramassé est donc moins uniforme », détaille Maxime Gasrel.

Le nouvel outil complète un parc déjà bien fourni de l’entreprise (deux presses enrubanneuses McHale, deux ensileuses Claas…) pour une activité de 600 à 800 ha de fauche selon les années. Le débit d’intervention reste un enjeu. « Quand tout va bien, ce groupe de fauche gère 4 ha à l’heure. Si le parcellaire est favorable et si les cailloux et branches ont été bien ramassés dans les prairies, on peut faucher plus de 50 ha dans une journée », précise Benjamin Daugan, des Ets Hervé à Plumaudan (22), qui a livré la machine.


Petites fauches précoces
Pour terminer, Maxime Gasrel rapporte « un petit regain d’envie chez les éleveurs de bien récolter l’herbe » en visant de petites fauches précoces. « Les fenêtres de tir pour récolter au bon stade, quand l’herbe est appétente, riche en sucres et pro- téines, sont serrées, alors on s’équipe pour intervenir sur de grandes surfaces en peu de temps. Les conservateurs sur ensilage et enrubannage se démocratisent aussi. »
Toma Dagorn

