Dossier technique

Profiter des fenêtres météo pour faucher un maximum d’herbe

SCEA de Kerroc’h, Sizun (29) - En multiproduction animales et végétales, la SCEA est autonome pour la récolte de son herbe. Les 2 faucheuses permettent de profiter des bons créneaux pour produire un fourrage de qualité.

Du matériel de fauche d'herbe dans un hangard - Illustration Profiter des fenêtres météo pour faucher un maximum d’herbe
Avec ses 2 faucheuses, le tracteur fauche une largeur de 6,50 m. | © Paysan Breton – F. Paranthoën

Le système de culture et d’élevage est varié chez Michel et Jean-Jacques Breton : une partie des cultures est conduite en bio, avec des potimarrons, des brocolis et de l’herbe, d’autres terres en conventionnel reçoivent du lin, du maïs et du blé. L’exploitation de Sizun (29) compte 70 vaches allaitantes en race charolaise, ainsi qu’un atelier porc (naisseur-engraisseur).

5 fanages pour une bonne conservation

Pour nourrir ses vaches allaitantes, Michel Breton explique préférer la récolte « en foin plutôt qu’en enrubannage, tout simplement pour diminuer les coûts ». Chaque année, il produit en plusieurs coupes environ 1 500 balles rondes. Les éleveurs ont investi dans du matériel de fauche, de fanage et d’andainage pour être autonomes, et pour pouvoir intervenir rapidement quand une fenêtre météorologique se présente.

Une personne devant une presse
Michel Breton est associé avec son frère Jean-Jacques.

Couper 20 à 30 ha en une journée

Équipé d’une faucheuse frontale GMD 3125 F, complétée par un outil arrière GMD 3511 de chez Kuhn, le tracteur pendant un chantier de fauche peut couper une largeur de 6,50 m (3 m à l’avant pour 3,5 m à l’arrière). « Nous ne sommes pas bloqués, il nous arrive de couper 20 à 30 ha/jour. Ensuite, nos 2 faneuses de 10,80 m (modèles Kuhn GF 10803 T) interviennent, ce sont des outils nécessaires car il y a du volume à faner ». Suivant la météo, « nous essayons de faner 5 fois pour que le foin se conserve bien ». Les premières fauches sont effectuées autour du 25 mai, période avant épiaison qui offre un bon compromis rendement/valeur alimentaire. Un second chantier de coupe est organisé vers la mi-juillet, la saison se termine par une éventuelle 3e coupe en septembre. En règle générale, la hauteur de fauche est réglée entre 5 et 7 cm.

Les opérations d’andainage sont réalisées avec un Swadro TC 680 de chez Krone, apprécié pour « sa simplicité et le peu de pièces d’usure qu’il contient ». Cette machine à double rotor à distribution centrale couvre une largeur de travail de 6,80 m. Pour terminer les chantiers de récolte de l’herbe, la presse John Deere 615 5 R « suffit largement. Elle permet de presser le foin à une vitesse de 15 à 16 km/h ». Michel Breton préfère utiliser des filets pour contenir ses balles rondes, « ils sont plus simples à retirer pour la distribution. Aussi, même si le foin reste un peu dehors, l’humidité rentre beaucoup moins à l’intérieur » conclut le Finistérien.

Fanch Paranthoën

Des espèces diploïdes pour sécher plus facilement

Pour fertiliser cette herbe, les éleveurs utilisent le lisier de porc produit sur l’exploitation. Les épandages se font courant mars « dès que les sols sont portants, pour apporter 80 à 90 unités d’azote ». Ces parcelles de fauche entrent dans la rotation des légumes, elles sont refaites tous les 5 ans. Les espèces choisies pour les nouvelles implantations se composent de RGA diploïde, plus facile à sécher, de RGI. Sur les terrains plus humides, la fétuque est préférée, pour sa longévité et pour son aptitude à sécher vite.


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