Bernard Ollié, président de l’agence Good, a participé au débat sur le développement de la bio, à Saint-Jean-Brévelay, après l’assemblée générale du Gab 56. « La bio est victime de l’émergence d’une concurrence déloyale : celle de ‘ labels ‘ qui leurrent le consommateur (Haute valeur environnementale, Zéro résidu de pesticides, d’antibiotiques…) tout en affichant des prix 15 à 20 % moins chers. L’essor de la notion de ‘ local ‘ lui fait du tort. Je défends l’idée d’une note globale pour les produits alimentaires qui mesure l’impact environnemental, social et sanitaire ». Les GMS boudent le bio « Cette dernière année, malgré la perte de nombreux magasins, on note une reprise des ventes dans le réseau spécialisé de distribution bio, pour deux raisons : les GMS ont abandonné la bio en réduisant fortement l’assortiment dans les rayons (- 12 % de ventes en cinq ans) et le prix des fruits et légumes conventionnels a flambé en raison de l’augmentation du prix de l’énergie. Les fruits et légumes, fer de lance de la bio, sont plus épargnés (moins gourmands et plus locaux). » Communiquer sur la santé « Pour une croissance de la bio, il faudra mieux s’organiser, car le prix est la mère de toutes les batailles. Les magasins spécialisés et la vente directe devraient maintenir leur dynamique actuelle (projets d’installation de magasins spécialisés). Difficile, par contre, de savoir comment réagiront les GMS, qui représentent toujours 40 % des ventes, malgré les baisses. Le principal axe de communication doit concerner la santé. L’angoisse des scandales sanitaires et le vieillissement de la population sont favorables au marché. Le gouvernement doit faire la police parmi les labels et prendre conscience des externalités (impacts positifs) de la bio (santé, qualité de l’eau…). » Propos recueillis par Bernard Laurent…
« L’impact positif de la bio n’est pas reconnu »

