L’accompagnement, un levier de performance des génisses

Le soin apporté aux veaux et génisses est capital. Chaque étape du cycle de l’animal doit être respectée pour optimiser la croissance et réduire le risque de pathologie. L’accompagnement nutritionnel et zootechnique Eureden du pré-troupeau assure la bonne production laitière des élevages bretons.

Une jeune femme qui pèse une génisse - Illustration L’accompagnement, un levier de performance des génisses
Justine Botrel, alternante au sein du service Nutrition Bovine Eureden réalise des pesées de génisses pour surveiller l’atteinte des objectifs de 900g de GMQ/jour.

La croissance des veaux durant les premières semaines dépend d’abord de la consommation de lait par le veau. Il n’apprécie pas les variations alimentaires, il faut donc veiller à distribuer une buvée équilibrée et préférer l’aliment d’allaitement au lait entier. Les quantités distribuées peuvent être adaptées, afin de viser un GMQ de 900 g/j avant sevrage.

Le chiffre qu’il faut retenir est : 1 kg d’aliment d’allaitement consommé/veau/j.

Ainsi, avec un plan de buvée à 2 repas/j à 150 g d’aliment d’allaitement/L de buvée, le veau consomme 1 kg d’aliment d’allaite-

ment/j dès la deuxième semaine.

Lait entier ou aliment d’allaitement ?

Tout d’abord, un programme alimentaire avec de l’aliment d’allaitement est moins coûteux qu’avec du lait entier. L’autre avantage, et pas des moindres, c’est la régularité de la buvée. En effet, l’utilisation d’un aliment d’allaitement permet de garantir une buvée régulière (ratio protéine/matière grasse constant). À l’inverse, le lait entier enregistre régulièrement des variations dans ses concentrations en protéines et matière grasse (saison, % de primipares, jours en lactation…)

Pourquoi investir dans les génisses ?

Tout retard de croissance sur la phase 0-6 mois est souvent difficile

à récupérer par la suite. Plus de 100 g de GMQ sur la phase 0-sevrage c’est l’équivalent de 155 L de lait en 1re actation. Un retard de croissance engendre très régulièrement un allongement de l’âge au vêlage et par conséquent une augmentation du coût de production de la génisse.En effet, le poids à l’IA n’étant pas atteint, l’âge à la mise à la reproduction devra être décalé pour ne pas pénaliser les performances de production de la future lactation. Le chiffre à retenir : 40 à 50 € de coût supplémentaire/mois de retard d’âge au vêlage.

Les synthèses comptables mettent régulièrement en exergue une hétérogénéité en matière de coût de renouvellement d’une exploitation à l’autre. Les chiffres vont du simple au triple, de 13 €/1000 L à 39 €/1 000 L.

Pourquoi peser ses génisses ?

La coopérative propose d’accompagner les éleveurs pour optimiser l’élevage de leurs génisses. Les techniciens Eureden effectuent régulièrement des pesées de génisses à l’aide d’une cage de pesée. À partir de ces chiffres, ils peuvent calculer rapidement le GMQ et positionner les résultats par rapport aux objectifs de l’éleveur. Ce service proposé par Eureden limite l’investissement en matériel et en temps pour les éleveurs.

Plutôt que de subir les résultats, Eureden souhaite accompagner les éleveurs pour plus de réactivité. Ainsi en fonction des résultats, le technicien et l’éleveur peuvent si besoin ajuster le programme alimentaire des génisses. En plus du regard extérieur du technicien, l’éleveur a des données chiffrées pour suivre ses performances. « À force de voir les résultats, on apprend à mieux connaître les repères de croissance, à bien cibler les génisses et cela donne envie d’évoluer et de s’améliorer », commente un éleveur.

L’accompagnement Eureden pour la performance technico-économique des élevages laitiers passe par l’élevage de la génisse et permet aux éleveurs d’atteindre des âges aux vêlages à 24 mois et réduire au maximum la durée de vie improductive des génisses.

Marine Rozec / Eureden

L’alternance chez Eureden

Cette année, le service Nutrition Bovine Eureden accueille 7 alternants venant de différentes écoles bretonnes pour des missions de technicien commercial.Lors de leur journée d’accueil en octobre, ils ont été accueillis par les équipes Nutrition à Landerneau pour une présentation des activités de la coopérative et ils ont pu visiter le laboratoire d’analyses Capinov avant de réaliser un diagnostic silo en élevage. Ces temps en entreprise permettent de mettre en pratique ce qu’ils étudient à l’école, d’approfondir leurs connaissances agricoles et de découvrir les différents métiers de la filière agricole. Justine Botrel, alternante en Bachelor Commerce, Vente et Marketing Agrofourniture au CFTA de Montfort -sur-Meu (35), accompagne les éleveurs dans le suivi des croissances des génisses (pesées et compte-rendus) et développe ses compétences commerciales sur la gamme d’aliment d’allaitement. L’accueil des alternants s’inscrit au cœur de l’engagement de la coopérative Eureden pour garantir la pérennité de la filière agricole, en formant ses futurs professionnels.


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