Modalités 2026 pour désigner l’Interlocuteur Agréé 

À compter de 2026, le dispositif d’indemnisation des pertes agricoles liées aux aléas climatiques connaît plusieurs évolutions.

vaches dans un champ - Illustration Modalités 2026 pour désigner l’Interlocuteur Agréé 
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En 2026, le Fonds de solidarité nationale (FSN) réduit son niveau d’intervention pour les cultures et prairies (de 35 % à 28 % pour les pertes dépassant 50 % sur les grandes cultures et 31,5 % pour les prairies, sans assurance climatique), tandis que les modalités de désignation de l’Interlocuteur Agréé, chargé de la gestion des sinistres climatiques exceptionnels, sont ajustées. Ces changements renforcent l’intérêt de l’assurance multirisque climatique pour sécuriser la pérennité des exploitations agricoles.

L’assurance devient un pilier central de la protection des exploitations agricoles

Évolutions de la désignation de l’Interlocuteur Agréé en 2026

En 2026, les règles de désignation de l’Interlocuteur Agréé évoluent selon la situation de l’exploitant.

Pour les exploitants de prairies, qu’elles soient assurées ou non, la désignation de l’Interlocuteur Agréé devient obligatoire lors de la déclaration Pac sur Télépac.

Les exploitants ayant renouvelé leur contrat d’assurance Récoltes MRC et/ou Prairies pour la campagne 2026, et dont Groupama était déjà l’Interlocuteur Agréé, conservent ce statut sans démarche supplémentaire. En cas d’aléa climatique d’ampleur exceptionnelle, l’assureur assure la gestion du sinistre et l’indemnisation, à la fois au titre du contrat d’assurance et dans le cadre de la Solidarité Nationale.

Pour les nouveaux assurés, l’assureur auprès duquel le contrat est souscrit devient automatiquement l’Interlocuteur Agréé. En cas de souscription de plusieurs contrats auprès de différents assureurs, l’exploitant doit en désigner un seul comme Interlocuteur Agréé.

Enfin, pour les exploitants sans aucune couverture climatique subventionnée, la gestion et l’indemnisation des sinistres climatiques de grande ampleur restent assurées directement par les Directions départementales des territoires et de la mer (DDTM).

Diminution de l’indemnisation pour les cultures et prairies non assurées

À partir de 2026, l’intervention du Fonds de solidarité nationale est en baisse. Alors qu’elle représentait 35 % des pertes en 2025, la prise en charge varie désormais selon les productions pour les exploitations non assurées.

Les taux d’indemnisation du FSN seront les suivants :

• 28 % des pertes supérieures au seuil de déclenchement pour les grandes cultures, les productions légumières et la viticulture ;

• 31,5 % des pertes supérieures au seuil de déclenchement pour l’arboriculture et les prairies ;

• 45 % des pertes supérieures au seuil de déclenchement pour les autres productions, avec une gestion des indemnisations assurée par les DDTM.

Cette diminution progressive de la solidarité nationale peut ne pas suffire à garantir l’équilibre économique et la continuité des exploitations agricoles exposées aux risques climatiques.

L’assurance multirisque climatique : un levier de sécurisation renforcé

Dans ce contexte, assurer ses cultures et/ou prairies au moyen d’un contrat Multirisque Climatique (MRC) et/ou Prairie Groupama apparaît comme une solution essentielle. L’assurance permet de bénéficier d’une indemnisation accrue en cas de sinistre climatique exceptionnel.

Pour les pertes supérieures à 50 %, les exploitants assurés bénéficient d’une prise en charge globale de 90 %, dont 90 % versés par le Fonds de solidarité nationale et 10 % pris en charge par l’assureur, Groupama, en tant qu’Interlocuteur Agréé.

À l’inverse, l’absence d’assurance entraîne une indemnisation limitée : pour les pertes exceptionnelles dépassant 50 %, le FSN n’interviendra qu’à hauteur des taux réduits applicables en 2026, contre 35 % auparavant. Cette baisse, amorcée depuis plusieurs années, accentue l’exposition financière des exploitations non assurées.

Anticiper pour protéger la pérennité de son exploitation

Face à la multiplication et à l’intensification des aléas climatiques, la réforme du dispositif de solidarité nationale confirme une orientation claire : l’assurance devient un pilier central de la protection des exploitations agricoles. En désignant correctement son Interlocuteur Agréé et en sécurisant ses productions par un contrat adapté, l’exploitant se donne les moyens de faire face aux événements climatiques majeurs tout en préservant la viabilité économique de son activité.


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