Excès d’eau : quel impact sur le rendement ?

Une parcelle agricole innondée - Illustration Excès d’eau : quel impact sur le rendement ?
© Paysan Breton

Les cumuls de pluie observés en janvier interrogent sur leurs conséquences pour les céréales et leur potentiel de rendement. Mais l’impact dépend surtout de l’intensité de l’hydromorphie — fréquence des pluies, durée d’engorgement et capacité de ressuyage des sols — plus que du cumul seul. Les implantations d’automne, réalisées dans de bonnes conditions avec un tallage satisfaisant, offrent toutefois une certaine marge de sécurité. En blé, au-delà de 150 plantes/m², le potentiel reste atteignable grâce aux capacités de compensation, sous réserve d’une météo printanière favorable. Le triticale présente un comportement proche, tandis que l’orge demeure plus sensible. Le principal risque serait un maintien de l’engorgement jusqu’à la montaison, comme en 2024. Faut-il adapter la conduite de cultures ? Oui, sur la fertilisation azotée et potentiellement soufrée. Il convient de réévaluer le potentiel de rendement de la parcelle, si nécessaire dans le calcul de la dose prévisionnelle ; apporter un 1er apport, mais pas plus de 30-50 uN, dès que les sols sont portants et les conditions de croissance présentes ; évaluer le risque de carence en soufre pour réaliser un apport ou non au moment du 1er apport d’azote ; bien penser à désherber, si besoin de rattrapage, avant de fertiliser les céréales. Ne pas réduire fortement la protection face aux maladies sur les parcelles pénalisées par l’hydromorphie, un manque de protection sur une année favorable aux maladies impactera fortement le PMG et la capacité de compensation des céréales sur cette composante. La protection est à adapter à la pression de l’année. Arvalis…

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