Des solutions pour les cultures sous abri

Airgaïa et DirectFab Agro ont présenté au Sival différentes solutions : la première déshumidifie l’air et le réchauffe, la seconde capte le carbone de l’air avant de l’injecter dans les serres.

Extérieur d'une serre de tomate - Illustration Des solutions pour les cultures sous abri
La solution Ext'Air se compose d'un module extérieur et d'une cheminée intérieure. | © Airgaïa

Lors du dernier Sival à Angers (49), la société Airgaïa, entreprise conceptrice et fabricante spécialisée dans le traitement du climat des cultures sous abri, présentait un procédé de déshumidification qui permet « de réduire les besoins énergétiques de 15 à 30 % », chiffrait Fabien Cuq, cofondateur de cette société basée dans l’Hérault (34). Cet appareil est capable de chauffer de l’air ou de l’eau (en option), « ou de produire une température neutre, idéale en été, avec un air plus frais ».

Faire entrer de l’air à 18 °C et à 23 % d’hygrométrie

Concrètement, ce système peut se positionner au-dessus de la culture, ou sous des gouttières, l’ensemble mesurant moins de 700 mm de haut. Pour être homogène dans sa déshumidification et dans sa restitution, ce système fonctionnant comme une pompe à chaleur souffle son air dans une gaine. Afin de garantir davantage d’économie, le fabricant présentait également Ext’Air, procédé salué par un Sival Innovation d’argent, dont la particularité est d’être couplé à un échangeur double flux : l’air sortant de la serre, à 20 °C de température et à 80 % d’hygrométrie croise, sans contact direct, l’air neuf extérieur. En hiver, cet air neuf froid et humide va donc être réchauffé, puis déshumidifié. Il entrera dans l’abri à 18 °C et à 23 % d’hygrométrie. « Il ne reste que 2 °C à trouver ». Pour son installation, des consoles sont positionnées à l’extérieur sur le pignon, 3 panneaux de la serre sont simplement remplacés. À l’intérieur de la structure, une cheminée en polycarbonate sert d’aspiration pour extraire l’air intérieur chargé en humidité.

Être autonome en CO2

Toujours sur ce salon angevin, DirectFab Agro présentait son Skytree Stratus (Sival d’Or), machine capable de capter le CO2 contenu dans l’atmosphère pour le réutiliser dans les cultures sous abri. « Les producteurs recherchent du CO2, mais les approvisionnements sont plus ou moins simples », rappelle Damien Vinet, directeur de la société. Pour fonctionner, des particules présentes dans le module captent le dioxyde de carbone, grâce à de grands ventilateurs. Quand elles sont saturées, elles sont placées en salle de désorption, le CO2 est relargué dans une chambre fermée pour y être concentré à 99 %, avant d’être directement injecté dans la serre. Un seul de ces modules est capable de capter 2,5 t de CO2 par jour, « soit les besoins d’une serre de 4 ha ».

Fanch Paranthoën

Le potentiel électrique renseigne les producteurs

Autre solution présentée par DirectFab Agro, celle qui consiste à « mesurer le potentiel électrique des plantes. Grâce à cette collecte de données, on arrive à détecter les maladies, le stress hydrique… », détaille Damien Vinet. Et ces mesures vont plus loin : elles permettent de savoir si les plantes sont piquées par des ravageurs, et même si ces ravageurs sont porteurs de virus ou non.


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