Une étude, réalisée en 2025 par trois étudiants de licence Agri-manager de l’IUT de Pontivy, révèle que près de la moitié des agriculteurs ont connu des situations de conflit depuis le début de leur association. Les agriculteurs enquêtés ont suivi une formation aux relations humaines avec leurs associés, entre 2019 et 2024. Plus de la moitié sont installés en famille ; un quart sont des Nima (non issus du milieu agricole) et 20% sont hors cadre familial. « Après la formation, 93% déclarent une entente stable ou en amélioration », indique Hugo Papaïconomou, conseiller de la Chambre d’agriculture coordinateur de l’enquête. « Ils sont unanimes sur le fait que la formation devrait être proposée à tous les porteurs de projet d’association ».
Objectifs et horaires, sources de conflits
« Les causes principales des conflits sont les objectifs différents, le manque de communication, les horaires et la façon de travailler ». L’enquête montre que les associés en famille sont moins volontaires pour suivre cette formation que les Nima et les « hors cadre familial ». Pourtant, il y a autant de conflits en famille qu’entre tiers. Ces conflits ont des causes spécifiques : « ils ne découlent pas de problèmes de communication ; en famille on se dit les choses facilement. Ils sont plus liés aux écarts de génération, aux divergences de vision (objectifs différents) et aux différences de façon de travailler ». Beaucoup d’agriculteurs enquêtés considèrent que la formation aux relations humaines, de tous les associés d’une exploitation, est indispensable et qu’elle devrait être suivie régulièrement au cours de la carrière.
Bernard Laurent

