Mercredi 21 janvier, des adhérents de la FDSEA des Côtes d’Armor sont venus disposer des paires de bottes taguées du nombre 500 sur les grilles de l’usine Laïta à Créhen. « Une manière symbolique d’exprimer combien les éleveurs en ont ras les bottes face à la chute enclenchée du prix du lait », explique Philippe Cherdel, secrétaire général du syndicat. La baisse est déjà visible sur les paies de lait. « Cela va s’accentuer selon les annonces des laiteries. C’est tout simplement inacceptable et insoutenable », dénonce le responsable. On parle de 450 € / 1 000 L chez Sodiaal, de 435 € en janvier chez Laïta. « Et largement en dessous au printemps… »Coût de revient actualisé à 491 € / 1 000 LPour le syndicaliste, le message est « catastrophique » en pleine période de négociations commerciales avec la grande distribution. « Comment les laiteries pensent aller chercher des hausses en montrant qu’ils baissent le prix aux éleveurs ? »Plus largement, Philippe Cherdel estime que ce mouvement baissier va remettre en cause la pérennité des exploitations et casser la dynamique d’installation. « Les deux dernières années positives ont simplement permis d’équilibrer nos comptes, mais certainement pas d’engranger de grosses réserves de trésorerie. Le recul des cours mondiaux ne peut pas justifier une telle baisse en France. D’autant que, depuis deux ans, nous sommes payés en moyenne 40 € / 1 000 L de moins que les Allemands… » L’éleveur revient sur le 500 inscrit sur les bottes accrochées : « Le coût de revient 2024 actualisé – incluant les coûts de production et la rémunération du producteur – se situe à 491 € / 1000 L pour le lait de plaine. Pour notre avenir, nous avons donc besoin d’un lait payé à 500 € / 1 000 L…
« Nous avons besoin d’un lait payé à 500 € / 1 000 L »
Pour dénoncer la baisse du prix du lait, la FDSEA 22 a mené une action symbolique en accrochant des bottes sur les grilles de Laïta à Créhen.

