En 2025, 46 agriculteurs bretons étaient engagés dans la filière Merci les algues (MLA), qui consiste à produire du blé meunier sans fongicides ni insecticides de synthèse. À la place, les producteurs utilisent des produits à base d’algues. Le blé est ensuite transformé en farine par la meunerie Paulic, à Saint-Gérand (56). « 432 ha ont été récoltés lors de la dernière campagne », lance Xavier Yven, responsable développement filières agricoles pour Merci les algues. « Cela représente environ 2 500 tonnes de blé, payées à 209 €. » Côté qualité, ce blé n’a rien à envier à son homologue conventionnel : 11 % de protéines et 77,60 de PS, ce qui en fait l’un des millésimes de blé MLA les plus qualitatifs des quatre dernières années.L’agriculteur engagé reçoit une prime de la part de son organisme stockeur. Le groupe Solutions (GN Solutions, Demeuré et Bonenfant) propose un bonus en fonction du PS et de la teneur en protéines du blé livré.L’orge s’en mêleLa réunion s’est tenue à Ploërmel (56), à la distillerie La Mine d’Or. Stéphane Kerdodé y fabrique chaque année 400 000 bouteilles de whisky single malt. Depuis deux ans, 30 % de l’orge nécessaire à la production provient de la filière Merci les algues et est fournie par des agriculteurs du département. « J’utilise aussi de l’orge bio et conventionnelle mais MLA est le meilleur des deux mondes : locale, et avec moins de phytosanitaires », indique Stéphane Kerdodé. « Cette filière me permet aussi de mettre des visages sur ceux qui produisent ma matière première principale. Elle est certes plus chère, mais elle est source d’histoires à raconter. » L’entrepreneur envisage même, à terme, de s’approvisionner exclusivement en céréales bio et MLA.Alexis Jamet…
« Mettre des visages sur ceux qui produisent »
Les négoces GN Solutions, Demeuré et Bonenfant ont présenté les chiffres de la campagne 2025 de la filière blé Merci les algues, association dont ils sont partenaires.

