Un point sur la grippe aviaire a été réalisé lors de la réunion locale du GDS Bretagne, à Camors, mardi dernier. La dernière campagne a été marquée par une forte circulation du virus dans la faune sauvage en Europe du Nord. Les grues cendrées ont payé un lourd tribut avant que les oies et les cygnes ne soient touchées actuellement. En élevage, les détections de foyers sont néanmoins en cours d’inflexion.Deux cas récents en BretagneEn France, la situation se stabilise malgré des détections sporadiques : 106 cas en élevage sur la dernière année, 14 chez des oiseaux captifs et 244 cas dans l’avifaune sauvage. En Pays de Loire, région toujours soumise à une réglementation renforcée, la courbe des détections s’infléchit. En Bretagne, deux cas ont été recensés en décembre dernier, à Cléder dans le Finistère Nord, dans un élevage de dindes, et à Loudéac dans un élevage de canards. Les zones dites de protection (3 km) et de surveillance 10 km) seront levées dans le courant de janvier, sans nouveau cas dans le secteur.Trois fois moins de foyersLa biosécurité demeure la première barrière pour éviter l’introduction et la diffusion de la maladie. Bien qu’elle ne suffise pas à stopper totalement la circulation du virus, la vaccination obligatoire préventive des élevages de plus de 250 canards porte ses fruits : trois à quatre fois moins de cas de grippe aviaire après la troisième campagne de vaccination, en France. De près de 400 cas en élevage de volailles en 2022 à 106 cas en 2025. La régression a suivi la même tendance pour l’avifaune sauvage. Les canards jouent un rôle central dans la propagation du virus : ils sont particulièrement réceptifs au virus et une fois infectés, ils excrètent beaucoup de virus.Bernard Laurent…
La vaccination des canards porte ses fruits
Malgré une recrudescence des cas cette dernière année, le nombre d’élevages et d’oiseaux sauvages infectés reste très inférieur aux années précédant les campagnes de vaccination.

